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International

Guerre contre
« l’Etat islamique » Ankara et Washington s’approchent d’un accord

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
La Turquie prête à ouvrir ses bases à la coalition
Une zone protégée sur la frontière turco-syrienne

Après une semaine d’échanges tendus entre Ankara et Washington suite à la visite de Joe Biden, le vice président américain, les deux capitales semblent avoir trouvé un terrain d’entente concernant la lutte contre «l’Etat islamique»

Ankara semble avoir trouvé un terrain d’entente avec Washington. Selon Bloomberg et le Wall Street Journal, les responsables américains et turcs ont «réduit leurs divergences» concernant la permission d'utiliser les bases aériennes turques pour lancer des opérations contre des cibles de «l'Etat islamiques» du nord de la Syrie.
Il s’agit en effet de la création d'une zone protégée sur une partie de la frontière syrienne qui serait hors-limites pour des aéronefs de régime d'Assad et qui donnerait asile aux forces de l’opposition et aux réfugiés syriens. En même temps, les avions de la coalition, guidée par les États-Unis, devront utiliser la base aérienne de Incirlik et autres bases turques pour  patrouiller la zone, sans que les rebelles syriens modérés qui traverseront la frontière de la Turquie ne soient pas l'objet d'attaques.
Cela dit, la proposition de la Turquie pour la constitution d’une zone d’exclusion aérienne plus vaste (un tiers du nord de la Syrie) a été écartée par l'administration d’Obama. Washington estime qu’une telle démarche constituerait un acte de guerre contre le régime d’Assad.
La zone discutée actuellement ne nécessiterait pas d’attaques contre les défenses aériennes syriennes. En revanche avec la formule convenue, la coalition pourrait même envoyer un avertissement pour le régime d'Assad de rester loin des zones cibles. Toutefois, il restera envisageable pour Damas de compenser la perte de l'espace aérien en s’appuyant davantage sur les armes terrestres, tels que l'artillerie et les roquettes pour attaquer les rebelles  qu’ils soient du Daech ou de l’opposition modérée...
Ce début d’accord intervient après une semaine d’une rencontre houleuse entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice président américain Joe Biden à Ankara, et qui a fait ressurgir les principaux points de divergence. Ankara insiste à ce que Washington fasse plus pour mettre un terme au règne de Bachar al-Assad, ce n’est pas le «combat» de Washington. Mais en même temps, Ankara est de plus en plus préoccupée par les progrès du Daech dans le nord syrien, qui pourrait, en quelques heures, s’il le souhaitait, pousser des centaines de milliers de réfugiés syriens supplémentaires vers le territoire turc. Washington et ses alliés ont explicitement exprimé leurs ras-le-bol contre une Turquie à peine observatrice des conflits sur ses frontières.
Pour justifier l'ouverture de ses bases aux États-Unis et ses partenaires pour les opérations contre Daech, la Turquie envisage de suivre l'exemple de l'Irak en envoyant une lettre à l’ONU invoquant son droit à la légitime défense collective en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies. Cette procédure aura l’avantage d’ouvrir la voie à certains alliés de l'Otan pour se joindre à la campagne militaire en Syrie.
M. L.

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