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Economie

Balance commerciale
L’indispensable montée en valeur ajoutée

Par L'Economiste | Edition N°:4361 Le 18/09/2014 | Partager
C’est l’unique arme contre le creusement du déficit
Un point de croissance entraîne 1,5 point de hausse des importations

Notre salut viendra de l’intégration industrielle. Sans changement de modèle économique,

Sur les 13 dernières années, le déficit commercial s’est creusé passant de 22 milliards de dirhams en 2000 à 125 milliards en 2013

le Maroc ne pourra pas revenir à un déficit commercial soutenable. C’est en substance le message de Mohamed Benayad, secrétaire général du ministère délégué chargé du Commerce extérieur. Cet ancien secrétaire général du Conseil national du commerce extérieur a livré, mardi 16 septembre, à la Chambre française du commerce et de l’industrie un diagnostic aussi précis que complet des échanges extérieurs. «Le déficit commercial est une problématique nationale. Nous consommons plus que ce que nous produisons. Il faut changer de politique en allant vers plus de valeur ajoutée», soutient Benayad. Sur dix ans, le déficit de la balance des biens et services s’est aggravé passant de 29 milliards de dirhams en 2004 à 125 milliards en 2013. Rapporté au PIB, ce déficit est à 14,4% en 2013 contre 5,7% en 2004. Une situation imputable à la faiblesse des exportations, la facture énergétique et aussi à la hausse des importations induite par la croissance économique. Les estimations du département du Commerce extérieur indiquent qu’un point de croissance génère un point et demi de hausse des importations. Ce département impute la situation de la balance commerciale au modèle économique.
Les accords de libre-échange accusés à tort d’avoir favorisé cette situation restent, comme le précise Benayad, «un cadre de développement des échanges».
La part des échanges commerciaux des pays signataires

Une part importante du déficit commercial est due aux échanges commerciaux avec la Chine, l’Arabie saoudite et l’Union européenne. Selon le Commerce extérieur: 80 % du déficit commercial est dû au déficit réalisé avec 14 pays

des accords de libre-échange (ALE) avec le Maroc est à 65% participant ainsi à hauteur de 57% au déficit. Quant aux pays non signataires, ils représentent 35% des échanges et concentrent 43% du déficit (voir info). Ce tableau est loin d’être réjouissant mais des excédents sont réalisés surtout avec des pays comme le Brésil, le Sénégal et le Pakistan. «Ce sont surtout les pays en voie de développement qui contribuent positivement à la balance commerciale», note le secrétaire général du département du Commerce extérieur. Comment, dans ces conditions, redynamiser les échanges? Si pendant longtemps tous les efforts ont été axés sur l’export, un peu d’ordre est également nécessaire au niveau des importations. L’idée n’est pas d’opérer un retour au protectionnisme mais de mieux réguler les importations afin de garantir une concurrence loyale. Le tout sachant que le Maroc se heurte à des contraintes de taille: un déficit en ressources énergétiques ainsi que de nombreux chantiers lancés avec tout ce que cela induit comme investissements et importations de biens d’équipement. D’où la nécessité d’une intégration intersectorielle ainsi qu’une stratégie globale de compensation industrielle qui permettrait une montée en valeur ajoutée.
Côté régulation des importations, l’accent est mis aussi sur la lutte contre la contrebande, le renforcement de la conformité aux normes techniques, sanitaires et phytosanitaires ainsi que l’accélération du statut de l’opérateur du commerce extérieur. Un texte qui sera bientôt introduit dans le circuit législatif.
K. M.

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