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Politique Internationale

Retour compromis pour Sarkozy ?

Par L'Economiste | Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager
L’ex-président en garde à vue, l’UMP sous le choc
Les sympathisants dénoncent «l’acharnement»

Comme Jean-François Copé, l’avenir politique de Nicolas Sarkozy est condamné. L’ex-chef d’Etat orchestrait depuis des mois un come-back fort pour jouer le rôle de sauveur du grand parti de droite. Sa mise en garde à vue hier mardi pourrait mettre fin à cette ambition

ALORS que retentissaient dans les médias français les informations et les analyses prédisant le come-back de Nicolas Sarkozy en héros sauveur du premier parti de droite, l’ex-chef d’Etat a été mis en garde à vue hier mardi. Les magistrats l’interrogeaient à propos d’un éventuel trafic d’influence dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen  de la campagne présidentielle de 2012 et la violation du secret d’instruction. C’est une première dans l’histoire de la Ve République. C’est exactement ce que ne voulaient pas les UMPistes déjà divisés et affaiblis par l’affaire Bygmalion qui a coûté à Jean-François Copé sa place de secrétaire général du parti.  En moins de 6 mois, l’UMP a perdu deux leaders et les elections européennes face au Front national. Si les charges sont prouvées, cela portera un coup fatal au parti de la droite qui subit déjà une forte pression et une érosion de ses militants. Des milliers  d’adhérents ne renouvellent plus leur carte du parti.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sarkozy a des ennemis au sein de son parti comme auprès de ses rivaux naturels. Ses alliés et les plus modérés jouent la carte de la «présomption d’innocence», vainement. Pour Sarkozy, contraint de sortir de son mutisme médiatique (qui avait pour but de préparer son come-back politique), il s’agit de «coups tordus» et de «manipulations grossières».  Il en était arrivé à accuser la justice française de recourir aux méthodes «de la Stasi», police politique de l’ex-Allemangne de l’Est, réputée pour sa tendance à placer un bon nombre de ses citoyens sur écoute.
Quoi qu’il en soit, Sarkozy est finalement un justiciable comme les autres. Il avait été convoqué au siège de l’Office central de lutte contre la corruption, les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre. Il y a rejoint son avocat, Thierry Herzog, et deux hauts magistrats de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, eux-mêmes placés en garde à vue depuis lundi matin. Tous sont interrogés dans le cadre de l’enquête pour «trafic d’influence» et «violation du secret de l’instruction». Un réseau d’informateurs aurait renseigné les proches de l’ancien président de la République, voire lui personnellement, dans des procédures judiciaires qui  le menacent et notamment le dossier Bettencourt.


M.L.

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