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Agadir/homicide de la petite bonne
Peine maximale pour l’employeur

Par L'Economiste | Edition N°:4199 Le 27/01/2014 | Partager
La Cour d’appel a condamné l’accusée à 20 ans de réclusion
La société civile toujours mobilisée pour l’éradication du travail des enfants

Belle victoire aussi pour les associations de lutte contre le travail des enfants, qui se sont constituées partie civile dans ce procès

Coupable! La Chambre criminelle de la Cour d’appel d’Agadir a rendu son verdict jeudi dernier sur le procès de l’homicide de la petite Fadma, domestique de maison. Son employeuse, accusée du meurtre de l’adolescente âgée de 14 ans, a écopé de la peine maximale, au grand soulagement de la société civile qui militait activement pour que justice soit rendue. L’instance judiciaire l’a condamnée lors de la quatrième audience du procès à vingt ans de réclusion. Et ce, suite à son inculpation pour «coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner». Cette triste et sordide affaire remonte au mois de mars 2013 lors duquel la petite Fadma est décédée suite aux maltraitances de son employeuse. L’adolescente souffrait de brûlures dont certaines au 3e degré au visage et aux mains. Admise dans un état critique à l’hôpital Hassan II elle n’a pas survécu à ses graves blessures. Dès l’arrestation de l’employeuse, la société civile s’est fortement mobilisée. Deux associations se sont constituées partie civile et trois avocats du barreau d’Agadir se sont portés volontaires pour suivre cette affaire. Le jugement était bien sûr très attendu car ces faits symbolisent le calvaire vécu encore par de nombreuses petites bonnes dans le Royaume. En effet, le travail des enfants au Maroc est un fléau qui persiste. La société civile compte ainsi poursuivre son combat pour la mise en application d’une nouvelle législation qui va permettre l’éradication du fléau. «Notre collectif en appelle, encore une fois, au gouvernement et aux instances nationales et locales élues. Et ce pour faire de la politique de protection des filles mineures contre le travail, en général, et domestique, en particulier, une priorité de leur politique et de leurs différents plans d’action», soulignent les membres de la société civile. Pour le moment, un projet de loi sur les conditions d’emploi des travailleurs domestiques a déjà été adopté en mars dernier par le Conseil de gouvernement et se trouve actuellement au Parlement. Destiné à renforcer l’arsenal juridique en matière de lutte contre le travail des enfants, il interdit l’emploi des enfants de moins de 15 ans et réglemente le travail de ceux âgés de 15 à moins de 18 ans, est-il indiqué. Pour la société civile, il est essentiel pour éviter la perpétuation de telles pratiques inhumaines. La petite Fadma n’est en effet pas la première, des milliers de petites bonnes dans le Royaume sont encore victimes de la pratique de la traite humaine. Il faut absolument qu’elle soit la dernière à avoir subi les affres de ce fléau.
De notre correspondante, Malika ALAMI

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