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Politique Internationale

Les Casques bleus marocains dans le bourbier centrafricain

Par L'Economiste | Edition N°:4181 Le 27/12/2013 | Partager
Un contingent des FAR s’est envolé pour Bangui jeudi 26 décembre
La Misca prise au piège d’une guerre interreligieuse

Entre deux échanges de tirs, les Centrafricains trouvent le temps de manifester contre l’opération Sangaris

ENCORE une mission qui va consolider l’expérience du Maroc en matière de maintien de la paix dans le cadre des Nations unies. Après la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire, un contingent des Forces armées royales marocaines s’est envolé, jeudi 26 décembre, pour la Centrafrique. Répondant à l’appel de l’ONU, ces éléments constitueront l’Unité de garde du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (Binuca). Ils viendront grossir les rangs de la Mission internationale de soutien à la république centrafricaine (Misca), autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU à poursuivre son opération pour une période de 12 mois à compter du 5 décembre 2013.
Les Casques bleus marocains n’auront pas la tâche facile. Leurs homologues français, mais aussi camerounais, burundais ou encore gabonais, dépêchés sur le terrain plus tôt, ont pu se rendre compte de la complexité de la situation. Les troupes étrangères, et les françaises en particulier, sont prises entre deux feux. D’une part, les ex-rebelles Séléka musulmans les accusent de vouloir les désarmer pour les livrer à leurs ennemis. D’autre part, les milices chrétiennes anti-balaka, qui espéraient que leur allié «chrétien» allait renverser le président Michel Djotodia, se sentent trahis.
Entre temps, des conflits naissent au sein même de la Misca, des tirs ayant été échangés entre les soldats burundais et tchadiens. Ceux-ci sont soupçonnés de complicité avec les Séléka, et vont devoir quitter Bangui pour N’djamena. Un coup dur pour la France et pour la Misca, le contingent tchadien étant l’un des mieux entraînés, armés et préparés. Mais le choix s’imposait, au vu des troubles que leur présence cause là où elle est censée apporter la paix. Ainsi, jeudi 26 décembre, le pays retrouvait enfin un peu de sérénité après des échanges de tirs  et des détonations qui ont duré toute la journée, sans que les belligérants ni le nombre de morts ne soient connus. Mais des habitants expliquent que des miliciens anti-balaka se seraient attaqués aux soldats tchadiens, et que des soldats burundais, voire même des Séléka, auraient également été de la partie. Ces affirmations n’étaient pas encore officiellement confirmées à l’heure où nous mettions sous presse.
Le plus compliqué, c’est que la situation a dérapé, passant d’une crise politique à une guerre interreligieuse ayant déjà causé plus d’un millier de morts (selon les estimations des ONG). Et les conflits interconfessionnels sont les plus difficiles à contenir. A la base, la Séléka était apparue fin 2012 au nord de la Centrafrique, où les Peuls et les musulmans ont longtemps été marginalisés par la majorité chrétienne du pays. Les rebelles ont réussi à renverser l’ex-président François Bozizé en mars 2013. Les affrontements ont commencé avec la création de la milice chrétienne des anti-balaka, débouchant sur un conflit religieux à l’issue incertaine.


Rime AIT EL HAJ

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