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Société

Laraïchi défend sa vision de l’audiovisuel

Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
40% des Marocains regardent les chaînes nationales
Il est urgent d’assurer l’indépendance financière pour l’audiovisuel

Selon Fayçal Laraïchi, président de la SNRT, il faut introduire un mode de financement « posé, défini et invariable », et ce, pour assurer le développement des chaînes nationales

«NOS chaînes publiques réalisent d’excellentes performances», s’est félicité Fayçal Laraïchi, président de la SNRT, lors de la journée d’étude, consacrée au thème «L’avenir de l’audiovisuel au Maroc, sous les nouvelles dispositions constitutionnelles». Il s’est exprimé sur le développement du secteur ainsi que sur les contraintes auxquelles il est confronté.
Premier point évoqué, l’audience. Face à la libéralisation du secteur, l’audiovisuel public continue à réaliser de bons scores. Selon Fayçal Laraïchi, plus de 40% des Marocains regardent les chaînes nationales en journée, et près de 45% en prime time. Il faut noter que ce taux s’étale sur l’ensemble des programmes diffusés tout au long de la journée. Par conséquent, chaque tranche horaire possède un audimat bien spécifique. Le taux de 40% reste donc un chiffre global, qui ne prend pas en considération cet indicateur. «Lorsque nous avançons le taux de 40%, il ne faut pas en conclure que les 60% restants ne les regardent pas. Il faut lever l’ambiguïté sur la lecture de ces chiffres», a rappelé Laraïchi. Selon lui, il suffit de s’intéresser aux détails audiométriques pour s’apercevoir que 85% des Marocains suivent les chaînes publiques.
Le président de la SNRT assure que le Maroc réalise de meilleures performances en comparaison avec les chaînes publiques étrangères. En se référant aux derniers chiffres de 2013, la BBC a totalisé un taux d’audience de 39%, France Télévision 36%. Quant aux pays arabes, l’Arabie saoudite a atteint les 17%. Ce chiffre oscille entre 10 et 11% pour les pays voisins.
Les intervenants ont également considéré qu’il faut désormais tourner davantage l’offre audiovisuelle vers les nouvelles technologies. A ce titre, les Etats-Unis ou encore la Norvège font office d’exemples à suivre. Aujourd’hui, 85% des jeunes Norvégiens possèdent un smartphone et leur lien avec l’information est exclusivement assuré par leurs téléphones. Le Maroc est certes loin de cette tendance mais l’amélioration des équipements et des services en matière de nouvelles technologies devrait pousser les décideurs à anticiper les changements et à prendre les mesures qui s’imposent. Cela reste impératif pour «assurer la survie de l’audiovisuel public», a souligné Laraïchi.
Sur la question de l’indépendance, il a estimé que cette problématique ne porte pas uniquement sur la mainmise des politiques sur l’audiovisuel. «C’est un vieux débat qui plus est ne concerne pas uniquement le Maroc». Selon lui, la tentation politicienne reste toujours présente. Les limites de l’indépendance sont liées à d’autres paramètres, dont le plus important concerne le volet financier. Théoriquement, les ressources du secteur doivent être «stables et pérennes». Mais la réalité est tout autre. Le modèle économique de l’audiovisuel, introduit par la loi de Finances 2012, a supprimé la taxe pour la promotion des chaînes publiques pour 3,5 millions de foyers. Une mesure fiscale qui a coûté aux chaînes nationales environ 500 millions de DH de pertes.


Bouchra ELAZHARI

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