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Economie

Comment adapter les oasis au développement durable

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager
Une stratégie pour le développement de la région à l’horizon 2020
Territoire et population, développement social, aménagement territorial,… les axes

Le développement des oasis est érigé au cœur des urgences. «Entre le surpeuplement des régions urbaines, la désertification, la dégradation du patrimoine culturel et urbanistique, ou encore le déficit en eau, la province de Zagora, bien que riche sur divers plans, souffre de multiples difficultés», a annoncé Mohand Laenser, ministre de l’Urbanisme et de l’aménagement territorial lors de l’ouverture du 2e Forum international des oasis et du développement local organisé à Zagora.
L’évènement était justement l’occasion d’annoncer un certain nombre de projets,  notamment en matière de tourisme responsable, d’activités économiques et culturelles, d’artisanat local, de produits du terroir… Lahcen Haddad, ministre du Tourisme a, à son tour, souligné que les particularités patrimoniales, culturelles, historiques et naturelles de la région devront être valorisées afin d’en faire un pôle touristique attractif et drainer plus de 100.000 touristes à long terme. Pour promouvoir le tourisme dans les zones oasiennes, un partenariat a été crée avec la région du Souss-Massa-Drâa d’un montant d’investissement de 224 millions de DH. Des projets capables de garantir la pérennité des oasis et qui portent également sur la réalisation de station de déminéralisation, le renforcement de l’irrigation centralisée  ainsi que la préservation de l’environnement. Une nécessité pour une région extrêmement touchée par les aléas climatiques et la pénurie d’eau.
Créée en 1997, la province de Zagora est compartimentée en vallées oasiennes, montagnes et désert. Elle s’étend sur une superficie de 23.000 km².  Au lieu d’être une richesse, la diversité  ne joue pas en faveur de cette région. Cette localité qui compte 283.368 habitants (dont plus de 84% de ruraux) connaît un exode  rural massif. Elle abrite la région la plus pauvre du Royaume: Bleida dont le taux de pauvreté s’élève à 52,4%. Pire encore,  l’absence de services de proximité (emploi de proximité, santé, éducation, culture,…), d’antennes des principales branches génératrices de revenus et l’éloignement des administrations centrales de certaines communes (Taghbalt, Bleida, Ouled Yahia Lagrair,…) creusent davantage le déficit social. Des secteurs tels le tourisme et l’agriculture, censés tirer vers le haut l’économie de la région, contribuent faiblement à son développement. Et pour cause, le climat aride, les ressources limitées en eau  et les difficultés d’accès à la ville ou encore le déficit en infrastructures. En l’absence de plateforme de commercialisation pour les dattes, seulement 40%  de la récolte est commercialisée. S’y ajoute la concurrence des produits manufacturés. La durée moyenne de séjour est de seulement 1,2 nuitée pour un taux d’occupation qui ne dépasse pas les 14%. Une situation due à l’aéroport qui, pourtant construit en 2007, n’est pas opérationnel. Autre bémol, la dégradation de l’état de quelques routes et le déchargement répétitif des accotements.

Vision 2020

Dans le cadre de la vision stratégique de développement de la province de Zagora, la priorité a été donnée au désenclavement du territoire, à la mobilité à travers l’aménagement des routes provinciales, à l’ouverture de pistes rurales et la réouverture de l’aéroport de la ville. Cette stratégie préconise également le développement de la ressource hydrique et la lutte contre la désertification, la création de barrages, la réhabilitation de la palmeraie traditionnelle et la construction de canaux de distribution d’eau. Sur le tourisme, la priorité est la lutte contre les circuits informels, le développement du tourisme de niche et la création d’un aérodrome.

Imane NAJI

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