×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Africa 2.0: «Contribuer au vivre mieux»

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager

Younes Maâmar: «L’aspiration d’Africa 2.0 est de marcher sur les traces de Mohammed V, Kwame Nkrumah, Modibo Keita et Sekou Touré… passer à l’action»

L’ex-directeur général de l’Office national d’électricité (actuel ONEE), Younes Maâmar n’en finit pas de réussir de jolis coups. Cet expert en développement des affaires et finances, qui a fait ses classes à la Banque mondiale, avait réussi son comeback après son départ de l’ONE, en rentrant de Londres au Maroc avec dans ses valises le fonds d’investissement Actis pour reprendre les filiales de Veolia Maroc: Amendis et Redal. Cette fois, du Nigeria, il est rentré avec l’ambitieux réseau think tank Africa 2.0
- L’Economiste: Africa 2.0, un réseau continental qui se veut non pas un think mais un «dink» tank. Est-ce pour marquer une rupture?
- Younes Maâmar: Oui. Et c’est pour cela que l’action est au cœur de l’esprit de notre manifeste. C’est aussi le dénominateur commun des membres de Africa 2.0 et de son conseil qui regroupe un panel prestigieux (ndlr : voir encadré). Ce qui est une marque de crédibilité, s’il en est. L’action c’est par exemple des initiatives de petite granularité mais qui apporte de la démultiplication, au sens développemental pour lesquelles Africa 2.0 peut être le tremplin. Start-up Africa, une initiative du réseau, a conduit à la création de 800 emplois en Afrique du Sud grâce à un schéma de mentoring innovant et de suivi de jeunes entrepreneurs. Une dizaine d’autres initiatives similaires sont en cours de lancement à travers le continent. L’action c’est aussi les partenariats qu’Africa 2.0 a mis en place avec les grands acteurs du continent pour être leur pépinière de solutions réalistes et fortes de vécu. Africa 2.0 était une initiative, c’est devenu un mouvement.
- Que veut dire ce modèle de développement où «gagner plus doit être compatible avec le vivre mieux» que prône Africa 2.0?
- Si Lénine disait que le socialisme c’est les Soviets et l’électricité, le développement pour l’Afrique, c’est la gouvernance et les infrastructures. La bonne gouvernance est une condition sine qua non de développement. Il y a en Afrique des expériences extraordinaires qui méritent d’être enseignées, démultipliées, connues. Le Rwanda par exemple qui a su, 10 ans après le terrible génocide, devenir l’une des destinations d’investissement les plus courtisées du continent. C’est en grande partie grâce à la gouvernance de la lutte contre la corruption, le respect des lois et la protection des citoyens.
- Qu’est-ce qui motive la démarche de votre réseau?
- L’aspiration d’Africa 2.0 est de faire renaître la vision du groupe de Casablanca qui en 1960 avait compris que la solution de l’Afrique est l’intégration et non la balkanisation. Ils furent considérés comme subversifs et combattus par les puissances coloniales, en faveur du groupe de Monrovia. Ce dernier imposait une vision plus timide de l’Afrique dont l’échec est encore douloureux pour le continent.


Propos recueillis par B. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc