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Entreprises

Placements financiers
Les assureurs poussés à rééquilibrer leur portefeuille

Par L'Economiste | Edition N°:4160 Le 28/11/2013 | Partager
L’exposition sur les actions jugée excessive
Mise en place d’une solvabilité basée sur le risque

Les assureurs marocains sont très exposés sur les actions. Sur d’autres marchés, les opérateurs le sont nettement moins. Aujourd’hui, le régulateur veut fixer des limites. Les compagnies qui désirent dépasser ses seuils devront en contrepartie procéder à une augmentation de fonds propres

Le regain de forme du Masi et l’amélioration des transactions sur le marché boursier a quelque peu redonné le sourire aux investisseurs, notamment les compagnies d’assurances. Les placements directs des assureurs en Bourse totalisaient 24 milliards de DH à fin 2012, soit 24% de leurs actifs. Près de 17% sont investis notamment en actions cotées à travers les OPCVM. La forte exposition du secteur sur cet actif préoccupe le régulateur. Et, la chute du marché actions ces dernières années n’a certainement pas amélioré sa perception. 
Certes, les assureurs ont une politique de placement de long terme. Mais le comportement du marché depuis 2008 requiert plus de prudence. 
La situation est différente d’un assureur à l’autre. «Certaines compagnies ont une forte exposition qui peut présenter un risque important pour elles. Le risque est moindre pour d’autres parce qu’elles ont une marge de solvabilité très élevée», relève Hassan Boubrik, directeur de la DAPS. L’idée aujourd’hui est d’aller vers une solvabilité basée sur le risque. La marge de solvabilité ne couvre aujourd’hui que les risques assurantiels. La couverture des risques de marché, de liquidités ou encore opérationnels n’est pas formalisée. «L’un des points de fragilités concernant les règles prudentielles se situe à ce niveau», note Boubrik.
Le principe d’une marge de solvabilité basée sur les risques est acté avec les compagnies. En attendant le texte réglementaire, la DAPS travaille sur les seuils d’intervention et leurs impacts sur les compagnies d’assurance. Des discussions avec les opérateurs devraient se tenir au cours du premier trimestre 2014. «Il faudra s’attaquer à ce sujet avec une volonté ferme d’aboutir à un résultat. D’un autre côté, il faudra garder une souplesse dans l’application des mesures», confie Boubrik. «Nous ne voulons pas introduire de choc sur la Bourse ni sur le financement de l’économie», ajoute-t-il.
En tout cas, les nouvelles règles de jeu vont amener les compagnies d’assurances à ajuster leurs positions en présence d’un risque important lié à une forte exposition sur un actif. Sinon, elles devront procéder à une augmentation de leurs fonds propres. La mise en place de ces règles va dans le sens de la migration du cadre légal vers les standards internationaux. Le référentiel européen, Solvency II, sert souvent de modèle même si les professionnels indiquent vouloir s’inspirer des normes américaines notamment.
De toute évidence, l’adaptation des normes aux réalités du marché sera très importante. Avec Solvency II, les investissements sur le marché actions requièrent beaucoup de fonds propres, ce qui pourrait amener les assureurs à réduire significativement leur exposition sur cet actif. Cette règle est moins adaptée pour le marché marocain. «Une norme de solvabilité trop restrictive ou trop gourmande en fonds propres pourrait réduire l’appétit des assureurs pour les actions, ce qui peut être un frein à l’accompagnement et au développement de l’économie», relève Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance.

Le contrat-programme tarde à se déployer

«L’objectif de doubler le chiffre d’affaires du secteur à l’horizon 2015 ne sera pas atteint», relève Bachir Baddou. La lenteur dans le déploiement du contrat-programme en est la cause. Les professionnels de l’assurance présents le 26 novembre à la conférence organisée par la Chambre de commerce britannique au Maroc sur le secteur conviennent qu’il faut accélérer la sortie des textes du circuit. Les opérateurs comptent notamment sur la généralisation de certaines polices d’assurance comme la responsabilité civile (RC) des établissements recevant du public, la RC habitation, la RC décennale ou encore la tous risques chantiers pour augmenter leur volume d’affaires. Les textes concernant ces deux dernières polices sont les plus avancés aujourd’hui.
Au-delà de l’instauration de nouvelles assurances obligatoires, «la croissance de l’activité sur les prochaines années sera tirée par une plus grande prise de conscience des risques par les particuliers et les PME/TPE», estime Frédéric Louat, administrateur directeur général de Zurich Assurances. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires sur la clientèle des entreprises est principalement drainé par les moyennes et les grandes entreprises.

F. Fa

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