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Economie Internationale

Fed: Tout se jouera cette semaine

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager
Un conseil crucial démarre aujourd’hui
La BRI prédit un resserrement monétaire

Les marchés mondiaux sont suspendus à la réunion de la Banque centrale américaine (Fed) qui pourrait déboucher le 18 septembre sur une réduction de son soutien exceptionnel à la reprise du pays

Les spéculations autour des orientations que prendra la Fed (la Réserve fédérale américaine) vont bon train. L’institution doit justement prendre une décision très attendue sur la poursuite ou non durant le conseil des mesures d’aide à l’économie mardi 17 et mercredi 18 septembre. Tous les yeux sont rivés sur la Fed qui injecte chaque mois 85 milliards de dollars dans le système financier américain sous la forme de rachats d’actifs pour soutenir l’économie des Etats-Unis.
De son côté, le marché a débuté la semaine en fanfare notamment après l’annonce du retrait de la candidature de Larry Summers à la présidence de la banque centrale américaine (en remplacement de Ben Bernanke qui achève son mandat en janvier). Son retrait ouvre la voie à la nomination de Janet Yellen, qui serait la première femme à ce poste. De l’avis des analystes, Summers est perçu comme étant «moins en faveur d’un assouplissement monétaire», «son retrait de la course sera favorable aux actifs risqués et va limiter la hausse des taux américains».
Ce remue-ménage intervient aussi sur fond d’indicateurs mitigés. Les ventes au détail (qui comptent pour un tiers de la consommation) ont été décevantes en août (+0,2%). De même, le moral des ménages américains (mesuré par l’Université du Michigan) a reculé en septembre pour le deuxième mois consécutif. Toutefois l’optimisme modéré reste de mise. «Avec l’assouplissement des ajustements budgétaires, des conditions de crédit toujours accommodantes et la hausse des prix des actifs, la situation économique devrait s’améliorer aux Etats-Unis, soutenue par le redressement cyclique des autres marchés développés», d’après l’étude de AXA Investment Managers intitulée «La croissance reprend le dessus», signée par Franz Wenzel et l’équipe Recherche & Stratégie d’Investissement. D’après eux, «le second semestre 2013 connaîtra un taux de croissance annualisé d’environ 2,5 et 2,8% pour les troisième et quatrième trimestres. Le message des experts d’AXA IM est clair: «la politique monétaire devrait rester globalement accommodante, mais moins qu’en 2013».
Si la Maison Blanche dresse un bilan positif de son 5e anniversaire de la crise financière, elle reste confrontée à un bras de fer avec les conservateurs de la Chambre sur le relèvement du plafond de la dette de 16.700 milliards de dollars. Au fait, si un accord n’est pas trouvé, le gouvernement fédéral pourrait être contraint de fermer début octobre. Les Etats-Unis vont être en situation de défaut de paiement sur leur dette au milieu du mois prochain.
Les marchés anticipent un resserrement des conditions financières, fait savoir la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport trimestriel. «Les annonces de la Réserve fédérale américaine, en mai, laissant prévoir un abandon progressif de l’assouplissement quantitatif, ont eu des répercussions sur les marchés financiers mondiaux. Elles ont ainsi déclenché une envolée des rendements des obligations de référence qui s’est propagée à l’ensemble des catégories d’actifs et des régions du monde», indiquent les auteurs du rapport. «Les marchés d’actions, dans les économies avancées comme émergentes, ont vivement reculé, et plusieurs monnaies des économies émergentes se sont fortement dépréciées. Les pressions à la baisse ont cessé, début juillet, lorsque la Réserve fédérale, la BCE et la Banque d’Angleterre ont réaffirmé aux marchés que la politique monétaire demeurerait accommodante jusqu’à ce que la reprise soit bien ancrée», expliquent-ils.
Un autre constat du BRI: les créances transfrontalières sont restées stables dans l’ensemble au premier trimestre 2013. Les établissements ont réorienté leur activité de prêt des économies avancées vers les marchés émergents, particulièrement la Chine, le Brésil et la Russie. Les banques japonaises ont retrouvé leur premier rang mondial de fournisseur de crédit transfrontière, place qu’elles avaient perdue à la suite de la crise des années 1990. Entre fin décembre 2012 et fin mars, les prêts internationaux des banques déclarantes à la BRI ont décliné de 28 milliards de dollars, soit une baisse de 0,1%, selon les dernières statistiques.

Fatim-Zahra TOHRY

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