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Economie

Tourisme/Ramadan
Les opérateurs n'y arrivent toujours pas

Par L'Economiste | Edition N°:4092 Le 13/08/2013 | Partager
Des taux de remplissage de 25 à 30%
Horaires d’ouverture des commerces, agressivité des vendeurs… les touristes se plaignent

Durant Ramadan, le repli du tourisme interne est conjugué aux appréhensions de l’environnement particulier de ce mois par les étrangers

Si la saison hivernale a donné une bouffée d’air à l’activité touristique, le mois de Ramadan a plutôt été marqué par une hibernation estivale en termes d’affluence. Il n’y a là rien de surprenant, ces dernières années ont confirmé que les Marocains préfèrent passer le Ramadan à la maison. «Cette coïncidence est un véritable manque à gagner pour la profession, d’autant plus qu’il s’agit d’un raccourcissement de la haute saison», regrette Said Tahiri, directeur de la Fédération nationale du Tourisme (FNT). «Et ce n’est pas fini, la situation durera encore 5 autres années», ajoute-t-il. Décidément, l’idée, qui depuis quelques temps vise à faire du Ramadan/été une opportunité à saisir, ne prend toujours pas. Même les hôtels situés en front de mer enregistrent des taux d’occupation catastrophiques pour cette période. Les destinations historiquement prisées sont également fortement impactées. «A Marrakech, les hôtels qui habituellement enregistrent des scores de remplissage de 70% ont vu leur taux tomber à 25 ou 30% en ce mois», regrette Faouzi Zemrani, ancien président de la Fédération des voyagistes. L’effet Ramadan est plus accru chez les locaux que chez les touristes étrangers. «Les arrivées des Marocains dans les hôtels ont en effet baissé de 45%», déclare Tahiri. Parallèlement, le segment des touristes individuels est plus impacté que celui des voyages organisés. Ce constat est encore plus poussé à Marrakech où les voyages non organisés ont perdu jusqu’à 10 points pendant le Ramadan. Selon une enquête menée par les professionnels du secteur, les dépenses moyennes par touriste et par séjour relatives à la restauration, l’animation, le shopping et les bars-cafés ont significativement baissé. Pire encore, peu de touristes étrangers ont l’intention de revisiter le Maroc en période de Ramadan. Car en plus du manque d’informations concernant les habitudes ramadanesques, des horaires d’ouverture inhabituels des commerces et restaurants et des services de restauration peu satisfaisants (seulement 36%), 20% d’entre eux témoignent que les commerçants sont particulièrement agressifs durant ce mois.
Cependant, les seuls épargnés de ce repli sont les hôtels-clubs opérant avec les tour-opérateurs et les agences de voyages. Ils ont enregistré un bon record de nuitées grâce aux formules «All inclusive». Après l’Aid, les professionnels reprennent espoir. Ils prévoient une embellie pour les mois à venir. «Nous comptons également sur les Marocains de l’étranger qui ont pris l’habitude de passer les vacances de l’Aid au Maroc ces dernières années», annonce Zemrani.


Imane NAJI

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