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Economie

L’industrie, premier débouché des IDE

Par L'Economiste | Edition N°:4092 Le 13/08/2013 | Partager
Elle concentre plus de la moitié des flux
A fin juin dernier, ils ont bondi de 27%
Près du cinquième de l’investissement global

En 2012, les flux nets des IDE ont connu une hausse pour la 2e année consécutive. Tendance confirmée sur le 1er semestre 2013. Ceci, après une baisse continue depuis 2007 avec un minimum atteint en 2010 en raison de l’explosion des dépenses qui ont atteint le record de 22 milliards de DH

LES Investissements directs étrangers gardent le cap. Mieux, leurs recettes ont explosé de 27% à  21,8 milliards de dirhams à fin juin dernier par rapport à la même période de 2012.
Plus significatif, les flux nets qui constituent le solde entre les recettes et les dépenses ont bondi de 29%. Au total, 16,9 milliards de DH ont été drainés sur le premier semestre 2013 contre 13,1 milliards un an auparavant. L’analyse des derniers chiffres de l’Agence marocaine de développement des investissements (Amdi) font ressortir trois orientations principales. Tout d’abord, le secteur industriel se positionne désormais en tant que  premier centre d’intérêt des investisseurs étrangers: 59% des flux. Il a ainsi pris une longueur d’avance sur l’immobilier (14%) et le tourisme (2%). Ensuite, l’essentiel des IDE réalisés à fin juin dernier reste porté par le tandem France-pays du Golfe. Ces derniers ayant réalisé 18,5% du total des IDE alors que l’Hexagone en a monopolisé plus de la moitié. Enfin, le Maroc attire plus que les pays de l’Afrique du Nord ou encore la Turquie et la Roumanie.
Il faut dire que cette bonne tenue de la destination Maroc résulte, entre autres, du désintérêt des investisseurs pour les pays arabes et ceux de l’Afrique du Nord  traversés par les effets du printemps arabe. Dans sa version 2012 du World Investment Report, la Cnuced fait état d’une régression des IDE touchant à la fois la Tunisie (-24%), la Jordanie (-11%) et surtout l’Egypte qui enregistre un record d’opérations de désinvestissements (-108%).
L’attractivité marocaine s’explique en premier lieu par sa stabilité politique surtout dans le contexte actuel qui fait que cette donne fait cruellement défaut dans des pays de la région Mena. Déjà en 2011, alors que l’Afrique du Nord a vu ses investissements chuter de moitié, le  Maroc avait enregistré une croissance de 60% des flux des IDE.
Par ailleurs, on assiste depuis 2011 à une modification profonde de la structure des IDE sectoriels, et la tendance s’est consolidée sur le premier semestre de 2013. Agroalimentaire, automobile, énergie et industrie manufacturière ont drainé près de 85% des IDE. De grandes opérations comme celles de Danone/Centrale laitière et de Kraft Food/Bimo expliquent en partie la migration des capitaux vers ces secteurs. Mais le contexte actuel de crise pousse aussi les investisseurs à s’orienter vers les activités les mieux immunisées.
L’immobilier et le tourisme restent ainsi sur un trend baissier depuis l’année dernière. Et déjà, en 2011, ils ont accusé des chutes vertigineuses de leurs investissements étrangers. Dans le premier secteur, la baisse s’est établie à 18% alors que le second a subi des pertes de l’ordre de 68%.  
Quoi qu’il en soit, la reprise constatée a permis de soutenir l’effort des investissements publics. Rien que sur le premier semestre, la part des IDE représente 18% de l’investissement global.

A. G.

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