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    Evénement

    Maroc-France
    Le plein d’accords et de conventions

    Par L'Economiste | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager
    Infrastructures, énergie, finances et enseignement
    Près de 450 millions d’euros d’investissements et 300 millions de prêts et de garanties AFD

    Programme chargé pour François Hollande qui a entamé hier mercredi 3 avril une visite de deux jours au Maroc. Pour cette première visite depuis son investiture à l’Elysée en mai 2012, le président français est accompagné d’une délégation forte de 8 ministres et d’une soixantaine de chefs d’entreprises.
    Au total, 19 protocoles d’accords, conventions de prêts et contrats seront conclus  et concernent différents secteurs tels que les Finances, l’infrastructure ou encore la formation. Ils mobiliseront 300 millions d’euros de prêts et de garanties AFD et 450 millions d’euros d’investissements.
    Le principe d’un co-investissement des entreprises françaises et marocaines, en particulier en Afrique subsaharienne défendue par Mohamed El Kettani, coprésident du Club des chefs d’entreprises Maroc-France, est retenu (cf. L’Economiste n° 4002 du mercredi 3 avril).
    Un protocole d’accord entre l’AFD et Attijariwafa bank a été  signé hier mercredi 3 avril pour l’accompagnement des entreprises marocaines et françaises dans leur stratégie d’implantation en Afrique subsaharienne. Un protocole similaire a d’ailleurs été ratifié en 2011. Dans le détail, l’AFD garantira jusqu’à 50% du risque assumé par les filiales africaines du groupe Attijariwafa bank pour leur activité de crédit à moyen et long terme et ce dans la limite de 2 millions d’euros par client. L’Agence mobilisera 50 millions d’euros de garanties. «Celles-ci peuvent prendre la forme de garantie individuelle et couvrir alors une opération spécifique ou la forme de garantie de portefeuille, bénéficiant à un portefeuille de prêts de montant unitaire plus restreint», indique l’Agence.
    Au cas où Attijariwafa bank décidait de participer au lancement d’un fonds d’investissement qui accompagnerait les opérateurs marocains et français en Afrique subsaharienne, une participation de Proparco filiale de l’AFD au tour de table de ce fonds pourrait être envisagée. Sur le volet trade finance, le protocole souligne que si Proparco développait une offre de garantie de portefeuille de crédits documentaires qui répond à un besoin d’Attijariwafa bank, les parties pourraient examiner la faisabilité et les modalités de mise en place de cet outil de garantie entre les filiales émettrices africaines et la filiale «confirmante» française.
    Un volet accompagnement pourrait être assuré par Proparco via une prise de participation ou d’une opération de financement si Attijariwafa bank implémente ou développe des filiales en Afrique subsaharienne.
    Dans la série d’accord et convention, l’aménagement de la ville nouvelle de Zenata figure en bonne place. Au total, 150 millions d’euros seront accordés par l’AFD à la Société d’Aménagement de Zenata filiale de la CDG.
    Vient ensuite l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable  (ONEE) qui a signé avec l’AFD une convention pour un prêt de 30 millions d’euros pour l’amélioration des performances des réseaux d’eau potable. Cet établissement qui connaît des difficultés financières a un programme d’investissement important en matière d’eau potable et d’assainissement liquide sur la période 2012-2016. L’ONEE prévoit 9,2 milliards de dirhams pour la réalisation de 19 nouvelles stations de traitement de l’eau potable, des conduites d’amenée ainsi que 5 stations de dessalement ou de déminéralisation.
    Dans les énergies renouvelables, EDF Energies nouvelles, retenue avec le groupe japonais Mitsui par l’ONEE pour la construction du parc éolien de Taza, compte investir 150 millions d’euros. Il s’agit plus exactement d’achat de la puissance électrique générée par cette centrale éolienne.
    Avec l’ONCF deux protocoles d’accords sont prévus. Le premier porte sur la création d’un Institut de formation ferroviaire décidé dans le sillage du lancement des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca en 2011. Un projet qui suscite les critiques de la fédération CGT des cheminots français et qui sera monté en partenariat entre la SNCF. Cet institut dont le démarrage est prévu en 2014 dispensera 30.000 jours de formation annuels dont 10.000 pour les agents de la SNCF. Trois domaines de formation sont prévus: la  maintenance de l’infrastructure du matériel roulant et la conduite de grands projets, les services aux clients voyageurs et marchandises ainsi que l’exploitation ferroviaire.
    Le deuxième protocole d’accord consiste dans une joint-venture SNCF/ONCF pour la maintenance de la LGV. A cela s’ajoutent  trois contrats pour un montant de 300 millions d’euros: Ansaldo STS France et le groupe DDF Suez pour la fourniture du lot « signalisation et télécommunications », Colas Rail et Egis rail parapheront un contrat pour la fourniture de «catenaires/base travaux » et Cegelec GSS Mobility ainsi que Cegelec Maroc pour la fourniture de « sous-stations et alimentation caténaire».
    Le secteur agricole bénéficiera aussi d’un financement de l’AFD. Près de 20 millions d’euros seront accordés au pilier II du Plan Maroc Vert. Ils serviront au refinancement  par le Crédit Agricole du Maroc des petits agriculteurs non éligibles au circuit classique. Cette ligne de crédit ne sera pas garantie par l’Etat. Une convention de partenariat et de coopération dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de l’agroalimentaire entre le ministre français de l’Agriculture et son homologue marocain sera ratifiée. Idem pour une déclaration conjointe sur la coopération pour la modernisation des entreprises de valorisation des produits de la mer. Et ce via deux pôles de compétitivité, Aquimer Boulogne du côté français et l’Haliopole d’Agadir du côté marocain. Avec Sofiproteol, un protocole d’accord sera signé pour développer la filière oléagineuse.

    50 millions d’euros pour la formation

    Comme annoncé par L’Economiste, une convention relative à la création de l’école Centrale Paris de Casablanca sera signée en marge de la visite du président français. Idem pour la création d’un Institut international euro-méditerranéen de la technologie. Un appui financier aux formateurs de français des centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation sera également accordé et le projet devra démarrer dès juin prochain. L’AFD compte également allouer 50 millions d’euros pour le financement du programme emploi et développement des compétences. Plusieurs conventions dans l’enseignement sont également prévues (cf. L’Economiste n°4000  du lundi 1er avril et n°4002 du mercredi 3 avril). Un protocole d’accord est également prévu entre Casablanca Finance City et Paris Europlace.

    Khadija MASMOUDI

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