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    Evénement

    Maroc-France: Paris mobilise ses grands patrons

    Par L'Economiste | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager

    ■ SNCF: Guillaume Pepy, le PDG qui double le chiffre d’affaires
    Connu pour son tutoiement facile, une autodérision franchouillarde et un rapport glouton aux micros et caméras, Guillaume Pepy, réputé être le chouchou des syndicalistes, est à la tête du groupe SNCF depuis 2008. Son mandat ayant été reconduit le 25 février dernier pour 5 ans supplémentaires. Sa nouvelle mission: réussir la réforme ferroviaire. Un champ de bataille pour le moins sensible, la SNCF compte, à fin décembre 2012, une dette nette de 7,3 milliards d'euros. Le 1er mandat de Guillaume Pepy a vu le chiffre d’affaires du groupe augmenter de 44%. Par ailleurs, son bénéfice net a quasiment triplé et son endettement a été réduit de près de 1 milliard d’euros. Ces 5 prochaines années seront cruciales pour le PDG de la SNCF qui compte sur un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros d’ici 2017. Guillaume Pepy est au Royaume, en compagnie du chef de l’Etat français, afin de signer 2 protocoles d’accord en collaboration avec l’ONCF concernant la création d’un Institut de formation ferroviaire et d’une joint-venture pour la maintenance de la LGV.

    ■ Gérard Mestrellet: Pilotage de Casa Finance City
    Diplômé de Polytechnique et de l’ENA, Gérard Mestrallet entre dès 1984 à la Compagnie Financière de Suez, en tant que chargé de mission. Au fur et à mesure, il gravit les échelons avant d’être nommé à la tête de la présidence de GDF Suez en 2001. Un mandat renouvelé le 23 avril 2012. Il est, par ailleurs, président de l’Association Paris Europlace. Malgré le contexte économique difficile, le groupe a pu enregistrer une hausse de 7% de son chiffre d’affaires en 2012, soit 97 milliards d’euros. Une croissance provenant d’une hausse des ventes de gaz et d’électricité en France. Par ailleurs, le montant des investissements bruts de l’entreprise s’est élevé à 10 milliards d’euros l’an dernier. Ce grand patron enfile sa casquette de président de Paris Europlace lors de cette visite présidentielle pour la signature d’un protocole d’accord avec le Moroccan Financial Board, plus connu sous le nom de Casa Finance City.

    ■ Jean-René Fourtou, parrain d’honneur du CAC 40
    A 73 ans, ce Giscardien de cœur s’est retrouvé au centre du plus gros dossier du capitalisme français: la découpe de Vivendi. Après quinze ans d'une stratégie dite «de synergie», le groupe se prépare aujourd'hui au démantèlement. La raison de ce revirement: ce conglomérat, présent à la fois dans la télé (Canal +), la musique (Universal), les jeux vidéo (Activision Blizzard) et le mobile (SFR, Maroc Telecom et GVT, au Brésil), a beau être rentable (plus de 2 milliards d'euros de bénéfices nets sur les neuf premiers mois de l'année 2012), il vaut moins en bourse que la somme de ses parties. Pour Maroc Telecom, dont Vivendi espère tirer 5,5 milliards d'euros, les prétendants en provenance du Qatar, des Emirats, d'Arabie saoudite et de Corée du Sud se bousculent. Mais c'est sans doute GVT, l'opérateur brésilien d'Internet haut débit, qui devrait changer le plus rapidement de main. La direction de Vivendi s'est déjà vu proposer 6 milliards d'euros pour cette pépite. Elle en attend 1 milliard de plus. Pour rappel, Jean-René Fourtou est co-président du club des chefs d’entreprises Maroc-France.

    ■ Dov Zerah, le bras financier du gouvernement français
    DG de l’Agence française de développement (AFD) depuis juin 2010, Dov Zerah démarre sa carrière à la direction du Trésor jusqu’en 1991, date à laquelle il a été nommé sous-directeur. En 1993, après avoir été directeur de cabinet du ministre de la Coopération, il rejoint l’Agence française de développement en tant que directeur délégué à la Direction générale. De 1995 à 1997, il dirige le cabinet de Corinne Lepage au ministère de l’Environnement avant de devenir chef de cabinet de la commissaire européenne Edith Cresson, jusqu’en 1999. En 2002, Zerah devient Président de Dagris (Développement des agro-industries du Sud) et de la Compagnie Cotonnière (COPACO). Il est ensuite nommé directeur des Monnaies et Médailles en 2002 avant de devenir conseiller maître à la Cour des comptes en 2007. Sa visite au Maroc sera ponctuée par la signature de 3 protocoles d’accord avec Attijariwafa bank, Aziz Akhannouch et Nizar Baraka. Deux conventions de prêt sont également à ratifier pour le financement du programme d’amélioration des performances des réseaux d’eau potable (avec l’ONEE) ainsi que l’aménagement de la ville nouvelle de Zenata (projet de la SAZ, filiale de la CDG).
    ■ Jean-Paul Herteman, le pro de l’aéronautique
    Ancien élève de polytechnique et diplômé de Supaéro, Jean-Paul Herteman est à la tête de Safran, équipementier international de haute technologie, leader en aéronautique, défense et sécurité. Membre de la direction du groupe depuis 2004, il est nommé PDG en 2007. L’an dernier, il a été nommé président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

    ■ Patrick Kron, le numéro un d’Alstom
    Lauréat de l’Ecole polytechnique et ingénieur du corps des Mines, Patrick Kron a débuté sa carrière au ministère de l’Industrie de 1979 à 1984 avant de rejoindre le groupe Péchiney dans lequel il a occupé diverses responsabilités opérationnelles et financières. Il est aujourd’hui président du directoire d’Imerys et  depuis mars 2003 PDG d’Alstom.
    Le groupe Alstom est sur tous les fronts au Maroc. Après le TGV, les tramways de Rabat et de Casablanca, il lorgne de futurs projets et de nouvelles opportunités au Maroc, notamment dans les villes de Fès, Marrakech et Meknès. Et ce n’est pas tout. L’entreprise française vise également de futurs projets au cœur de la capitale économique, relatifs notamment à la mise en place du métro aérien. Décidément bien ancré dans le paysage économique marocain, Alstom y compte aujourd’hui pas moins de 180 collaborateurs. Il a également en charge la livraison de 20 locomotives pour la future ligne de TGV.
    ■ Sofiproteol: Xavier Beulin s’engage pour les oléagineux
    Xavier Beulin est avant tout un homme d’engagement. Sa conviction: la nécessité de mettre l’économie au service des hommes. Cette conviction l’a amené à s’engager dans de nombreuses organisations agricoles, d’abord au niveau régional puis national et international.
    Président de Sofiprotéol depuis 2000, Beulin est d’abord exploitant agricole dans le Loiret à Donnery depuis 1976 où il exploite une ferme de 500 hectares de grandes cultures, céréales, lait et oléoprotéagineux. Dès 1990, il est vice-président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de sa région. Juste après, il devient président de la chambre départementale d’agriculture du Loiret puis en 2001, président du Conseil économique et social régional du Centre.
    Au niveau international, Xavier Beulin est vice-président du Copa. Il est aussi membre du Conseil de prospective européenne et internationale pour l’agriculture et l’alimentation.  L’esprit de Sofiprotéol est d’unir les forces du secteur agricole autour d’un projet commun: développer et structurer durablement la filière française des huiles et protéines végétales. Beulin est en visite au Maroc pour signer un accord pour le développement de la filière oléagineuse.

    ■ Jacques Saadé, le patron du 3e armateur mondial
    Pur produit du business model anglo-saxon, Jacques Saadé est considéré comme un «capitaine d’industrie visionnaire». Né à Beyrouth en 1937, diplômé de la London School of Economics en 1957, il crée à Marseille la Compagnie Maritime d’Affrètement (CMA) en 1978. Visionnaire et reconnu comme un expert du commerce international, le franco-libanais sait toujours aiguiser sa stratégie d’anticipation de l’évolution des marchés, avec l’implantation du groupe en Chine et le choix des navires gros porteurs. Dès 1995, il installe sa société au premier rang des armateurs français . Le parcours de Jacques R. Saadé a été distingué par le magazine spécialisé Seatrade, qui l’a élu «personnalité de l’année» du monde maritime en 2007, ainsi que par l’Académie de marine (Prix Manley-Bendall) et l’Académie arabe des sciences, des technologies et du transport maritime à Alexandrie (docteur honoris causa). 
    ■ Monsieur Suez Environnement
    Jean-Louis Chaussade a passé près d’une décennie au sein de Suez Environnement.
    Après avoir été DG adjoint de l’entreprise spécialisée dans le traitement de l’eau, Chaussade occupe depuis le 23 juillet 2008 le poste de directeur général. Fort d’un chiffre d’affaires en constante hausse, Jean-louis Chaussade a fait de Suez Environnement le 2e groupe mondial dans le secteur. Titulaire d’une maîtrise d’économie à la Sorbonne et d’un diplôme d’ingénieur à l’ESTP, le DG de Suez a également été diplômé de Science-Po et de l’AMP de la Harvard Business School.
    Rejoignant la société Degrémont en tant que Chief Operating en 1978, il y passe une douzaine d’années avant  de se voir proposer le poste de DG exécutif de Dumez Copisa Espagne.

     

    Sanaa EDDAIF

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