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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager

    Mal élevés, les Marocains?

    Pipis sauvages: retenez-vous messieurs ! 
    Après une longue journée au bureau, j’aime me balader dans les rues de Rabat pour me dégourdir les jambes et m’aérer l’esprit. Mais, après quelques pas, le bien-être n’est pas forcément au rendez-vous. La raison, les rues sont des urinoirs à ciel ouvert. Et oui, cela existe encore en 2013. Souvent, très souvent, je vois des hommes en train d’uriner contre les murs, les distributeurs automatiques, les horodateurs. Certains s’affichent même ouvertement de face, exposant leur braguette ouverte à la vue des passants. Malheureusement, ces scènes ne suscitent aucune réaction de la part du citoyen lambda. Je me suis posé plusieurs questions sur la part de responsabilité de plusieurs acteurs: la mairie, du «pisseur» et du citoyen.
    La mairie doit installer des toilettes publiques dans tous les quartiers avec une personne chargée de l’entretien et de la surveillance.  Son salaire et l’achat des produits d’entretien seront pris en charge par la mairie. Ceci permettra d’avoir des rues plus propres et de ne pas choquer les âmes sensibles. Le prix des toilettes publiques variera entre 1 DH et 5 DH.
    Par ailleurs, il faut sanctionner les contrevenants pour «détérioration de biens publics et outrage sur la voie publique» avec de lourdes amendes.  Il faut également faire une campagne de sensibilisation pour apprendre aux gens à ne plus uriner dans la rue. C’est un manque de respect pour tout le monde.  Enfin, je pense que les citoyens doivent réagir quand ils voient quelqu’un uriner dans la rue. En lui faisant honte, on lui coupera l’envie de recommencer. 
    H. B.

    Respectons la vie privée
    La vie privée un concept inexistant au Maroc. Et quand je dis vie privée, je fais allusion à tout ce qui n’est pas du domaine public. A ce que l’on n’a pas envie de partager avec les autres. Pourtant, les gens font généralement preuve de curiosité malsaine… notre cursus, nos priorités dans la vie, notre carrière, notre vie personnelle font le sujet de tous les débats et les interrogatoires. Il y a tellement de choses beaucoup plus graves à régler et dont on devrait se préoccuper plus sérieusement (enfants des rues, violences diverses….). A bon entendeur..
    B. H.

    L’exode rural, source d’incivisme 
    C’est injuste! Des centaines de personnes débarquent dans nos villes en provenance des montagnes, plaines et déserts. Ces ruraux nous imposent le mode de vie pastoral : marcher partout, ne pas respecter les priorités, verser les ordures n’importe où, agresser nos enfants devant les lycées, intimider nos mères et nos soeurs avec des coutelas, détruire les infrastructures de la ville, ne pas payer les taxes, insulter les citadins, bloquer la bonne gouvernance des municipalités, voler et détruire nos biens ... Oui, nous les habitants des villes vivons une sanction injuste en subissant cette dictature de l’incivisme né d ‘un autre monde. Jusqu’ à quand ?...
    H. H.

    Choquée !
    Je n’ai pas l’habitude d’écrire dans les colonnes des pages courrier de L’Economiste mais je ne peux m’empêcher de réagir aux propos de HH qui fait porter le chapeau de l’incivisme aux ruraux. Je suis choquée par de tels propos. C’est tellement facile de faire endosser la responsabilité aux autres. Je voudrais répondre à cette personne que si les ruraux se comportent ainsi  c’est parce qu’ils voient les autres (citadins de souche) ne pas respecter leur environnement. Je pense que de nombreux lecteurs de L’Economiste ont dû voyager en Suisse. C’est tellement propre que l’on n’a pas envie de jeter un seul bout de papier par terre. Ce que je veux dire c’est que si ces exilés ruraux avaient trouvé des villes propres et des citadins respectueux de leur environnement, ils apprendraient à être plus civiques. 
    E. A.

    Étrange analyse
    Il est toujours facile de dire que l’autre est responsable. On a tendance par ailleurs à associer morale, éthique, système de valeurs et comportements d’une personne à son niveau intellectuel ou à son origine ou encore à son statut social, ce qui est totalement faux. E effet, les exemples d’incivisme venant d’individus de haut niveau intellectuel et social et citadins de surcroît sont très nombreux. L’origine, à mon sens, vient d’un manque de repères dans l’éducation que nous donnons à nos enfants. Bien éduquer son enfant ne se limite pas à l’inscrire dans un bon établissement scolaire, mais à lui inculquer de bonnes habitudes civiques au quotidien. Les médias doivent aussi rebondir et participer à la constitution de bon citoyens pour l’avenir. L’exemple d’une émission française qui avait pour titre «je vais t’apprendre la politesse» et qui ciblait un jeune public, est très significatif.
    M. M.

    Responsabilité partagée
    L’incivisme au Maroc ne date pas d’aujourd’hui. La saleté, les infractions, le laisser aller, les incivilités font partis du paysage depuis belle lurette. La responsabilité est partagée entre le citoyen et les pouvoirs publics. L’éducation est le pivot vers une citoyenneté au service du pays. Mais sans des responsables compétents et honnêtes, rien ne sera possible.
    T. F.

    Tous responsables!

    Tout le monde est responsable et chacun doit commencer par lui même et par sa petite famille en premier.Arrêtons de juste critiquer et ne rien faire et attendre toujours l’autre qui doit faire et passons à l’action, au moins les générations futures auront un niveau meilleur de civisme!
    S. S

    Vendeurs de meubles
    Depuis quelques temps les vendeurs de meubles importés se développent à grande vitesse dans les grandes villes! Souvent les lumières sont éteintes faute de clients.
    Alors comment ces commerçants arrivent à gagner de l’argent avec des produits invendables dans des
    magasins qui sont bien placés et qui coûtent très chers à l’acquisition? Les meubles à l’importation sont remplis de quoi?
    Bizarre!! Et les transferts de devises pour des produits qui peuvent parfaitement être fabriqués au Maroc? Beaucoup de questions sans réponse!
    M. C.

    Ne récompensez plus la médiocrité
    Faites travailler les jeunes,  mobilisez les seniors pour transmettre le savoir-faire.
    Il faut changer les règles de la fonction publique et faire en sorte que la sécurité de l’emploi puisse se mériter. Les promotions d’échelle, d’échelon ne doivent plus être automatiques mais en fonction du mérite.
    Bref il ne faut plus pénaliser la performance en récompensant la médiocrité. 
    L. A.

    Les gens malhonnêtes
    Les gens malhonnêtes continueront à dilapider l’argent du contribuable parce qu’ils ont bien vu que ceux qui ont volé le pays ont fait de la prison pour un laps de temps puis avec la fortune volée ils se permettent d’organiser des réceptions de mariage qui dépassent 3 millions de DH, sans oublier les soirées entre amis…
    Or des fonctionnaires intègres arrivent difficilement à joindre les deux bouts. L’Etat doit au moins récupérer les 2/3 de cet argent qui se chiffre à des milliards de DH. Je pense que cela réglera pas mal de problèmes.
    D. D.

     

    Retraite à 65 ans: pour ou contre?

    Métiers difficiles
    Ne croyez-vous pas qu’il y a beaucoup de critères à tenir en compte. Bien sûr si on est derrière un bureau il n’y a pas de problème, mais il y a des métiers qui sont plus fatigants que d’autres.
    R. K.

    Place aux jeunes à 65 ans
    Je suis catégoriquement contre, car il faut céder la place aux jeunes. En plus l’espérance de vie des Marocains n’est pas grande. Il faut laisser les retraités profiter de la vie en se reposant après toute une vie difficile, leur donner les moyens pour créer de petites entreprises et faire travailler les jeunes, ne serait ce que pour transmettre leur savoir-faire.
    Les personnes que l’on veut retenir jusqu’à 65 ans sont nées dans les années 1950-1960. Ce sont des gens qui ont souffert de la pauvreté, des maladies infectieuses, le manque de moyens financiers, de l’analphabétisme de leurs parents etc..Ayons pitié de ces gens, il ne faut pas voir les quelque 5% de la population qui travaillent dans la fonction publique ou le privé.
    Pour avoir les recettes sur les caisses de retraites, chassons l’informel, chassons le travail au noir, vérifions les comptabilités des sociétés privées et publiques. Ou bien, éliminons les caisses de retraites et favorisons les retraites privées, chacun pour soi, à lui de choisir la retraite qui le convient. 
    M. M

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