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Santé: Les urgentistes militent pour la régulation

Par L'Economiste | Edition N°:3976 Le 26/02/2013 | Partager
4 millions de patients tous les ans aux guichets des urgences
Des pics de 7 à 15 % les week-ends et jours fériés

7 services d’urgence au Maroc travaillent depuis 2007 avec des nouvelles normes tout en respectant le concept de régulation

Les urgences s’améliorent. C’est du moins l’avis des praticiens marocains qui reconnaissent en effet un progrès en termes d’infrastructures et au niveau du matériel dont ils disposent désormais. Les urgences ont été érigées en priorité par le ministère de la Santé pour la période 2012-2016 avec toute une stratégie dédiée. La tutelle, qui est dirigée par un ancien urgentiste, a pu mettre sur pied 30 unités d’urgence de proximité pour un objectif global de 80 programmées. De même qu’elle a initié un projet, très cher au professeur Louardi, d’unités mobiles. Il s’agit concrètement d’une chaîne d’intervention rapide dont le concept consiste à ramener aussi vite que possible un médecin sur les lieux de l’accident. Six services mobiles d'urgence et de réanimation sont opérationnels depuis 2012 alors que neuf autres sont programmés pour cette année. Autre nouveauté, un hélicoptère ambulance et qui est testé par les urgences du CHU Mohammed VI de Marrakech… Ce sont autant d’avancées qui réjouissent les praticiens. Seul bémol, le déficit des ressources humaines et une absence de protocole de prise en charge, regrette Mohammed Mouhaoui, président du Congrès Urgences 2013 qui a tenu sa messe annuelle à Marrakech et à laquelle ont participé près de 4.000 congressistes. Le congrès a rassemblé tous ceux qui travaillent de près dans ce domaine: médecins, infirmiers, assistantes sociales, ambulanciers et  gestionnaires. Une occasion aussi pour débattre sur le maintien d’une cohérence des pratiques face à l’augmentation massive de la demande de soins. Au Maroc, la demande de soins urgents est en croissance continue. Plus de 4 millions de patients fréquentent annuellement les services des urgences hospitalières.  Les demandes supplémentaires de prise en charge d’urgence en hôpital progressent de 3% chaque année avec des pointes de 7 à 15% les week-end et jours fériés, indiquent les praticiens. Toutes les demandes, selon les médecins urgentistes, ne sont pas justifiées et parfois «les vraies» urgences sont diluées dans les «fausses» urgences. «Tant qu’on ne considérera pas l’ensemble de la problématique, on ne pourra pas apporter de réponse satisfaisante aux demandes de la population», insistent les urgentistes. Cela passe par la régulation médicale, estiment-ils. La régulation est l’unité médicale chargée de gérer l’envoi des moyens médicaux ainsi que les évacuations dans le cadre de l’urgence médicale. «Aucun progrès ne sera fait sans affirmer le rôle prépondérant de la régulation médicale dans la prise en charge initiale des urgences, leur orientation et leur maîtrise».

 

Badra BERRISSOULE

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