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Analyse

BAM dresse sa stratégie pour les trois ans à venir

Par L'Economiste | Edition N°:3973 Le 21/02/2013 | Partager
Stabilité et inclusion financière au cœur de son action
La banque compte renforcer le cadre prudentiel du système
La promotion de la place financière va s’accélérer

4 piliers composent le nouveau plan stratégique 2013-2015 de Bank Al-Maghrib. La stabilité et l’éducation financière en constituent des priorités

BANK Al-Maghrib se veut être un modèle pour les autres acteurs nationaux. La banque s’est ainsi dotée du quatrième plan stratégique triennal (2013-2015) de son histoire pour y parvenir. Articulée autour de 4 axes, cette orientation intervient à un moment où les défis sont tant importants que nombreux pour la banque. En effet, BAM évolue dans un contexte moins favorable tant au niveau national qu’international caractérisé par la montée des risques. D’où la nécessité de préserver la stabilité financière via une plus grande exigence au niveau des normes internationales et des vigilances plus fortes en matière de gouvernance. Cela impose donc une gestion «optimale et efficiente des ressources», d’autant plus que les réformes en cours au niveau du statut de BAM et de la loi bancaire vont renforcer l’indépendance et le cadre de gouvernance de la banque tout en élargissant ses missions. Détail des axes

■ Stabilité du système financier
Pour ce volet, BAM a fixé six objectifs. A commencer par la poursuite de l’adaptation de ses missions fondamentales. Pour ce faire, la banque compte «se rapprocher d’un vrai monitoring en temps réel des évolutions de l’économie, donner plus de place aux interactions entre politique monétaire et budgétaire» et affiner les questions en lien avec la viabilité externe (réserves de changes, déficit extérieur…). Cela s’étend même à une meilleure compréhension du rôle des frictions financières dans le canal du crédit.
Au titre de la supervision bancaire, BAM entend renforcer le cadre prudentiel des banques (normes de fonds propres, de liquidité et de gouvernance). Elle se prépare aussi pour exercer les nouvelles attributions qui lui incombent de la réforme de la loi bancaires, notamment sur les volets de la protection des consommateurs et des obligations sécurisées.
Pour le développement des marchés de capitaux, particulièrement monétaire et des changes, BAM envisage d’adapter leur réglementation au même titre que ses techniques propres d’intervention «tout en instituant un cadre pour la fourniture de liquidité d’urgence aux intervenants de marché».
Le renforcement de la gestion des réserves de changes fait aussi partie de ses priorités. BAM devra, dans ce sens, renforcer davantage la résilience des systèmes de paiement. La mise en œuvre de la politique monétaire et la préservation de la stabilité financière dépendent de son bon fonctionnement. Par conséquent, l’institut d’émission s’engage à accompagner les gestionnaires des différents systèmes de paiement et de règlement pour la mise en œuvre des actions de conformité requises.
Pour l’activité fiduciaire, BAM veut renforcer la modernisation du Cash Cycle Management (cf. L’Economiste du 7 février 2013) pour satisfaire les besoins de l’économie en monnaie, dit-elle, plus efficacement, compte tenu du développement des Centres privés de tri (CPT), des moyens technologiques et donc des menaces de contrefaçon.
Autre volet d’importance, «le déploiement et la pérennisation du cadre macro-prudentiel à même de prévenir les risques systémiques et de jouer un rôle majeur dans le maintien de la stabilité financière».
La régionalisation sera également prise en compte. BAM veut reconfigurer son implantation en fonction du découpage administratif induit par la mise en œuvre du projet de la régionalisation. De même, certaines agences vont être spécialisées dans des domaines d’activités précis (monnaie fiduciaire, mission de supervision bancaire, contrôle CPT, relation avec les entreprises…).

■ Inclusion financière et CFC
Piliers fondamentaux de la stratégie du développement intégré du secteur financier à horizon 2020, l’inclusion financière et la création de la place financière semblent être au cœur de l’action de BAM pour les 3 années à venir. Les mesures visant l’amélioration des relations banques/clients pour garantir l’accès à une gamme diversifiée de produits et services financiers adaptés aux besoins des utilisateurs seront poursuivies.
Pour le régulateur, cela requiert de l’innovation. Il encourage ainsi la promotion du e-banking ou encore le développement du paiement électroniques (mobile payment, cartes prépayées…). La volonté de la banque est d’encourager l’utilisation de ces moyens de paiement comme support de la bancarisation et réduire l’emprise du cash dans les règlements. C’est la raison pour laquelle a été introduit le nouveau statut d’«établissement de paiement» dans le projet de réforme de la loi bancaire. Pour garantir la crédibilité à ces instruments, «leur mise en place devra s’accompagner de mesures visant à assurer une sécurité maximale, à travers l’adoption de règles préventives consistant à renforcer la protection des utilisateurs», prévient BAM.
Toutes ces actions contribueront ainsi à ancrer l’éducation financière en tant que nouveau vecteur de la politique d’inclusion financière. La protection du consommateur est également au programme.
L’institut d’émission compte procéder à la réforme de la médiation bancaire et améliorer davantage le processus de traitement des réclamations de la clientèle. Casablanca Finance City est, à son tour, un chantier primordial pour la banque centrale. Et pour cause, Bank Al-Maghrib qui agit comme «catalyseur» du projet, veut accélérer les réformes financières nécessaires à son attractivité et par là même, de poursuivre sa promotion, notamment à travers un partenariat sud-sud renforcé.

Dispositif spécial PME

LE financement des TPE/PME est aussi au cœur de la stratégie de BAM. Elle compte mettre en place un dispositif spécifique au suivi de tous les aspects liés au financement de cette catégorie d’entreprises. Il sera doté des moyens qui pourront permettre:
- d’assurer la collecte de l’information auprès du secteur bancaire et des autres partenaires concernés (crédits par segment, conditions d’octroi, secteurs d’activité, garanties, motifs de rejet…);
- d’optimiser les synergies avec les centrales de risques et de bilan existantes, la Caisse centrale de garantie, l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise et toutes autres entités impliquées dans cette problématique;
- d’établir des indicateurs de mesure qualitatifs et quantitatifs liés au financement de ces entreprises;
- de procéder aux analyses visant à affiner le diagnostic du financement des entreprises et de proposer toutes mesures pour d’à améliorer les conditions d’accès à ce financement;
- d’enrichir les publications de Bank Al-Maghrib dans ce domaine.

M. A. B.

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