×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique Internationale

Tunisie: Manifestation islamiste et scandale de mœurs

Par L'Economiste | Edition N°:3968 Le 14/02/2013 | Partager
Ennahda se mobilise, samedi, contre son Premier ministre
Le frère du ministre de la Justice ré-impliqué dans une polémique

LES islamistes d’Ennahda, ou du moins la partie qui désapprouve la formation d’un gouvernement technocrate, a appelé hier à une grande manifestation pour faire valoir son point de vue. Elle devrait se tenir samedi à Tunis.
Les protestations des membres d’Ennahda contre leur Premier ministre Hamadi Jebali ont mobilisé plus de 3.000 personnes. Mais aujourd’hui, le Premier ministre ne cèdera pas. Il a pris le risque de voir le gouvernement imploser, de contrarier sa base, et a mis sa démission sur la balance si ce gouvernement ne voyait pas le jour.
De plus, le patronat a annoncé sa solidarité avec ce projet, ainsi que la plus importante formation syndicale du pays (l’Union générale tunisienne du travail), de l’opposition, et de l’Assemblée nationale constituante. Même les autres partis semblent céder leur intérêt à celui de la patrie, sauf Ennahda, qui propose un «compromis» lui permettant de rester dans le gouvernement. Mais Hamadi Jebali n’a pas réagi à cette proposition, et semble en bonne voie pour finaliser la conception du gouvernement de tous les espoirs. 
L’un des enjeux principaux de ce bras de fer, c’est le ministère de la Justice, ainsi que celui des Affaires étrangères, qu’Ennahda et son homme fort, Rached Ghannouchi, refusent de céder à des indépendants. Par un pernicieux hasard du temps ou par une pure machination politique, un scandale a éclaté mercredi 13février, éclaboussant le frère de Noureddine Bhiri, ministre de la Justice. Neji Bhiri, qui a déjà trempé dans une affaire de pédophilie, apparait dans une vidéo dans une posture indécente et en possession de drogue.
Il s’agit sans doute de lui, puisque sa carte d’identité nationale a été zoomée. Une vidéo qui a eu l’effet d’une mèche allumée sur les réseaux sociaux tunisiens. Lors de sa première inculpation, la libération de Neji Bhiri lors de l’amnistie du 14 janvier 2012 avait créé la polémique. Serait-ce le scandale de trop dans la famille?

 

 

R. A.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc