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Economie Internationale

Les ambitions d’Obama pour le 2e mandat

Par L'Economiste | Edition N°:3968 Le 14/02/2013 | Partager
Une série de mesures visant à relancer la croissance
Des négociations pour une ZLE avec l’Union européenne
Réduire le déficit ou encore la fiscalité… des champs de bataille

Dans son discours sur l’état de l’Union, Obama a annoncé des réformes ambitieuses. Il veut être le président de la plus grande réforme de l’immigration et celui qui se met en ordre de bataille sur la croissance. Sans oublier qu’il veut réglementer un contrôle des armes dans un pays marqué par la violence 

UNE feuille de route pour relancer la croissance et l’emploi. C’est ce qu’a proposé, le 12 février, le président américain, Barack Obama, dans son discours sur l’état de l’Union. Se voulant à la fois optimiste et rassurant, il a aussi évoqué la création d’une zone de libre-échange avec l’UE, la hausse du salaire minimum et la réforme du système fiscal. Obama a appelé aussi le Congrès à agir sur la réglementation des armes à feu ou encore le changement climatique. Il s’est également étalé sur la situation dans la scène internationale.
■ Vers une ZLE USA/Europe
Obama a appelé de ses voeux l’ouverture de négociations entre les Etats-Unis et l’Union européenne qui pourraient aboutir à la création d’une des principales zones de libre-échange (ZLE) dans le monde. L’appel a aussitôt été entendu puisque le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé à son tour, hier 13 février, que les négociations devraient être entamées d’ici fin juin. L’enjeu est de taille. Les échanges commerciaux entre les deux puissances économiques se sont élevés à 645,9 milliards de dollars, d’après les statistiques américaines. C’est vrai que les droits de douane sont bas mais des barrières commerciales restent toujours élevées par rapport à plusieurs secteurs comme l’habillement ou le transport maritime (côté américain). Côté européen, le débat se penche surtout sur la libéralisation des échanges notamment agricoles. Pour les observateurs, un pareil accord vise à contourner l’impasse à l’OMC où le cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial coince toujours.
■ Industrie: Un milliard de dollars seront investis
L’industrie aux Etats-Unis est un secteur important de l’économie. Ainsi, un milliard de dollars sera investi pour créer 15 incubateurs industriels associant des entreprises et les ministères de la Défense et de l’Energie dans des régions sinistrées économiquement. Trois d’entre eux verront le jour sur décision présidentielle sans passer par le Congrès.
■ Emploi/infrastructures: Un programme à la carte
Un programme sera mis en place pour employer des chômeurs sur des chantiers de réparation de grandes infrastructures telles que les 70.000 ponts potentiellement défectueux dans le pays. Des incitations seront également destinées aux entreprises qui embaucheraient des chômeurs de longue durée.
■ Un coup de pouce pour le salaire minimum
Le salaire minimum horaire devrait passer de 7,25 dollars à 9 dollars, soit un bond de 24,1%, d’ici à 2015. Car, pour Obama: «Dans la nation la plus riche du monde, aucune personne qui travaille à plein-temps ne doit être contrainte de vivre dans la pauvreté».
■ Réduire le déficit, mais…
Obama a réaffirmé sa proposition de réduire les dépenses publiques de 900 milliards de dollars supplémentaires et d’augmenter les recettes de 600 milliards afin d’économiser sur les dix prochaines années 4.000 milliards de dollars sur le budget fédéral. Les républicains continuent d’affirmer que ces réductions ne sont pas suffisantes. Le président américain persiste et signe: «Laisser entrer en vigueur des coupes budgétaires drastiques constituerait une mauvaise idée. Les élus du Congrès doivent adopter une approche équilibrée pour réduire le déficit». «Ces coupes ralentiraient certainement notre reprise, et nous coûteraient des centaines de milliers d’emplois», a-t-il dit.
■ Reformer la fiscalité
Un vieux dossier qui revient ! Dans sa campagne, le président a affiché sa volonté de réformer le code des impôts en supprimant certaines niches fiscales dont profitent les multinationales et en augmentant les impôts pour les ménages les plus aisés. «C’est maintenant le meilleur moment pour une réforme fiscale globale, bi-partisane, qui encourage la création d’emplois et contribue à réduire le déficit», a-t-il estimé.
■ Climat: Ça urge!
Un nouvel objectif est fixé: réduire de moitié l’énergie dépensée dans les maisons et les entreprises d’ici les vingt prochaines années. Dans ce sens, le président va ordonner à son cabinet de lui présenter les textes utiles pour réduire la pollution, préparer les communautés aux conséquences du changement climatique et accélérer la transition vers davantage de sources d’énergies renouvelables.
■ Immigration: Des réformes en cours
Sur ce sujet, le Congrès est sommé d’adopter au cours des prochains mois une loi de réforme du système d’immigration. «Notre économie est plus forte quand nous exploitons les talents et l’ingéniosité d’immigrants pleins d’espoirs», a-t-il noté. Cette réforme nécessitera, toutefois, une solide sécurité des frontières.

Plan extérieur

 

OBAMA a promis une action ferme face aux provocations de la Corée du Nord, qui avait mené plus tôt son troisième essai nucléaire. Il a aussi exhorté les dirigeants iraniens à sortir par la voie diplomatique de la crise provoquée par leur programme nucléaire controversé. Egalement sur le nucléaire, le président veut négocier avec la Russie une réduction supplémentaire de l’arsenal des deux pays.
Sur un autre dossier, il a énoncé l’objectif de rapatrier d’Afghanistan dans les 12 mois à venir plus de la moitié des 66.000 soldats américains déployés sur place. A la fin 2014, «notre guerre en Afghanistan sera terminée», a-t-il assuré.
Obama maintient la pression sur le régime syrien et va continuer de défendre les droits de l’homme dans les pays du Moyen-Orient, une région où il doit se rendre en mars. Enfin, il a appelé le Congrès à agir sur la réglementation des armes à feu. Sur le terrorisme, Obama précise «que différentes filiales d’Al-Qaïda et des groupes extrémistes sont apparus, de la Péninsule arabique à l’Afrique». «La menace posée par ces groupes évolue», tient-il à préciser.

F. Z. T. avec AFP

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