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Budget européen: C’est la cacophonie!

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Le OK pour une cure d’austérité, les menaces du Parlement

D’accord, pas d’accord ! C’est lors du jour de l’accord sur le budget européen que les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen (conservateurs, socialistes, libéraux et Verts) ont affiché leur désaccord. Ils ont annoncé, le vendredi 8 février, qu’ils refuseraient d’accepter «en l’état» le budget pluriannuel européen qui, selon eux, «ne renforcera pas la compétitivité de l’économie européenne». Il mènera même à un déficit structurel.
Et pourtant presque tous les dirigeants européens ont qualifié le budget d’austérité pour les sept prochaines années de «bon compromis». Dans le dernier texte proposé par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le montant des crédits d’engagement était de 960 milliards d’euros, et celui des crédits de paiement de 908,4 milliards d’euros. De sources européennes, l’on souligne que cela correspond à une baisse de 3% du budget pour la période 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes.
David Cameron, le Premier ministre britannique, obtient en grande partie satisfaction avec des crédits de paiement, en nette baisse. Pour faire passer cette austérité auprès des pays comme la France ou l’Italie, des solutions ont été trouvées. Il s’agit notamment de faire en sorte que l’argent provenant des amendes infligées par l’UE à des entreprises n’ayant pas respecté les règles de la concurrence, soit versé au budget européen au lieu d’être redistribué aux Etats. Autre nouveauté, si tous les crédits de paiement ne sont pas dépensés au cours d’un exercice, la somme restante devrait s’ajouter à ceux de l’exercice suivant. Ce qui pourrait générer 12 milliards d’euros supplémentaires, selon certains diplomates.
A noter que les deux principales politiques de l’UE sont épargnées. La Politique agricole commune (dont la France est le premier bénéficiaire) gagne un peu plus d’un milliard par rapport à la dernière proposition Van Rompuy en novembre. De même, les fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisées, notamment dans les pays de l’Est, obtiennent 4,5 milliards supplémentaires. La liste ne s’arrête pas là, puisqu’un nouveau fonds pour l’emploi des jeunes sera doté de quelque six milliards d’euros. Globalement, l’essentiel des coupes sont opérées dans l’enveloppe demandée pour les infrastructures. Elle est diminuée de plus de 10 milliards d’euros, à un peu plus de 29 milliards. L’autre dossier qui fâche est celui des fonctionnaires de Bruxelles. Ils devront se serrer la ceinture, avec 1,5 milliard de moins que la demande de la Commission européenne. En tout cas,  le Parlement européen se prononcera sur le budget lors de sa session plénière en juillet. Sans l’accord du Parlement, le budget ne pourra pas entrer en vigueur.


F. Z. T.

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