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Culture

Peinture: La CDG révèle l’art du collage

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Trois artistes spécialisés dans ce domaine si particulier
Des techniques diversifiées exposées au public
Les œuvres du sculpteur Chtioui également présentées

La seconde édition de «Vivre la création artistique», organisée par la Fondation CDG, reprend le même concept que son ainée et permettra ainsi au public d’assister à la réalisation d’une œuvre d’art étape par étape. Elle portera néanmoins cette année sur d’autres expressions artistiques, dont notamment le collage 

L’heure est au collage à la galerie de la Fondation CDG. Cette intéressante technique d’art, qui a vu le jour au quinzième siècle, est en effet la base du travail de trois artistes -Meryem Chraibi, Mohamed Quraish et Rim Laâbi- qui divulgueront leurs œuvres à la galerie d’art «Espace Expression CDG» jusqu’au 28 février, mais également les secrets de fabrication. Une exposition-réalité intitulée «Vivre la création artistique» qui permettra au public de découvrir l’envers du décor et qui fera honneur à cet art subtil et plus complexe qu’il ne paraît.
Le public pourra ainsi contempler pas moins d’une cinquantaine d’œuvres de plasticiens «collagistes» de renom ayant recours à divers méthodes et matériaux pour leurs créations. Mohamed Quraish utilise des feuilles de papier sans motif ni texte sélectionné avec soin pour sa textures de qualité tel le papier de riz ou encore le papier tibétain qu’il colle à même la toile. Il n’hésite pas à insérer dans ses tableaux des clous usagés, des objets en métal ou encore de longs fils de fer, mais également à retirer et perforer la matière, créant alors d’épaisses couches s’agglutinant les unes sur les autres. Le plasticien fait en fait allusion dans ses œuvres aux effets destructeurs du temps, l’un de ses thèmes privilégiés. Meryem Chraibi, quant à elle, expérimente dans son travail une méthode de collage proche de celle utilisée par Matisse, qui consiste, entre autres, à créer des formes géométriques approximatives sur du papier «homochrome» qu’elle va ensuite fixer sur ses toiles, après l’avoir découpé avec rigueur et précision. Une œuvre semi-figurative uniforme aux lignes directrices particulièrement ordonnées faisant penser à des paysages ou à des silhouettes humaines et reflétant avant tout l’individualité, les fantasmes et l’inconscient de l’artiste. Enfin, Rim Laâbi regroupe sur la surface de ses toiles de multiples matériaux comme des morceaux de tissu ou encore des fils de couture qu’elle immobilise au moyen de colle ou encore de nœuds divers. Une façon de rendre hommage à l’art arabo-musulman dont les formes paraissent se multiplier à l’infini et ne connaître ni centre ni limite. 
Parallèlement à l’exposition classique, le public a pu assister en «live» à la création de plusieurs œuvres. Un concept d’«expo-réalité» déjà mis en œuvre en novembre dernier et qui avait rencontré beaucoup de succès auprès du public, d’où sa réintroduction. Ainsi, du 1er au 6 février, les plasticiens ont réalisé des toiles inédites à l’aide de différentes techniques de collage, dévoilant ainsi les coulisses de leur art aux visiteurs. «Cette exposition expérimentale représente une véritable aubaine pour le public qui découvre les composants ainsi que les différentes recettes utilisées par les artistes, et assiste à la réalisation d’une œuvre picturale étape par étape», explique Dina Naciri, directrice générale de la Fondation CDG. Le finissage de ces ateliers a lieu aujourd’hui, 7 février, et les œuvres resteront exposées jusqu’au 28 février.
L’exposition accueillera également les travaux d’un célèbre sculpteur d’origine tunisienne, Sahbi Chtioui, qui dévoilera bon nombre de ses sculptures, dont certaines atteignent une hauteur de plusieurs mètres. Ses créations en bronze représentent des chevaux et autres symboles de la culture marocaine, mais font aussi référence à des évènements d’actualité comme le printemps arabe. Pour concevoir ses œuvres, l’artiste part tout d’abord d’une idée ou d’un évènement qui l’a particulièrement marqué.


Karim AGOUMI

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