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Culture

Festival du Cinéma de Tanger
Comment les Anti et Pro Hachkar se sont mesurés à Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Très faible mobilisation, surtout pour les anti, menés par le PJD
Le documentaire est un «acte d’amour à mon Maroc», selon son réalisateur

La manifestation prévue par le PJD contre le documentaire de Kamal Hachkar a été très peu suivie. Moins d'une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel 

Surprise mardi dernier à l’entrée du cinéma Roxy. Ce dernier, qui accueillait les projections officielles de la 14e édition du Festival national du Film de Tanger, programmait également le documentaire de Kamal Hachkar, «Tinghir-Jérusalem, les échos du Mellah». A l’entrée de la salle, une importante affluence policière, inhabituelle, et une forte présence de photographes venus couvrir la manifestation contre l’œuvre de Hachkar. Mais en fin de compte, ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes, des membres du PJD et des syndicalistes qui ont répondu à l’appel de la plate-forme pilotée par l’antenne locale du parti.
Les manifestants reprochent à Hachkar et à son documentaire de vouloir être un outil de normalisation des relations avec l’Etat d’Israël et de vexer les sentiments des Marocains et surtout des habitants de la ville de Tanger en relation avec un sujet éminemment sensible. Pour Hachkar qui répondait aux questions des journalistes à quelques mètres des manifestants, la situation semblait ne pas l’étonner outre mesure. «Ils sont dans leur droit de manifester, mais ils ne peuvent pas demander à ce que le documentaire ne soit pas projeté», expliquait t-il quelques minutes avant le démarrage de la projection. Pour Hachkar, le documentaire est un «acte d’amour à mon Maroc» et il ne s’agit pas de l’effacer «tout simplement parce qu’il ne nous plait pas».
Reste que les «anti» n’ont pas été les seuls à manifester. Un groupe qui se proclame de la «plateforme pour la protection de l’art et de la liberté de création» a lui aussi organisé une manifestation tard dans la soirée en faveur du documentaire et contre la campagne menée contre lui.
Dans tous les cas, cette confrontation de positions a permis de sortir le Festival national du film de Tanger de la platitude dans laquelle il s’était empêtré ces dernières années, même si elle a relégué au second plan toute une série d’œuvres d’autres artistes marocains réputés. La liste des longs métrages programmés pour cette édition inclut notamment «Les chevaux de Dieu» de Nabil Ayouch et «Zero» de Nourredine Lakhmari. Seront projetés aussi les derniers films d’Anouar Mouatassim, Ahmed Baidou, Brahim Fritah et Farida Belyazid. Cette édition a été aussi l’occasion de rendre un hommage à des figures du cinéma marocain telles que l’actrice Aïcha Mahmah, Mohamed Benbrahim et Abdellah Lamrani.


Ali ABJIOU

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