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Traitement des billets
BAM renforce son dispositif

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Une nouvelle convention avec les banques pour le recyclage des billets
La contribution des CPT dans le tri de la monnaie fiduciaire est de l’ordre de 60%
1,7 milliard de billets traités en 2012

C’est la Caisse centrale qui assure le lien entre Dar As-Sikkah et les 20 sièges régionaux de BAM pour approvisionner ainsi l’économie nationale en monnaie fiduciaire. En revanche, «la tâche principale des CPT est de faire le tri des billets non valides. Les coupures qui ont été jugées non valides par les CPT sont récupérées et contrôlées une 2e fois par la Caisse centrale pour les détruire», souligne Naji

Nouvelle directive de Bank Al-Maghrib pour le traitement de la monnaie fiduciaire. La banque centrale vient de signer une convention avec les banques pour le recyclage des billets. Ce dispositif  permettra d’assurer un meilleur entretien de la qualité de la monnaie fiduciaire en circulation grâce notamment à une fréquence plus élevée de contrôle. Il s’agit aussi d’élargir le circuit de recyclage des billets sans dégradation de la qualité de la monnaie fiduciaire. «Cette convention vise également la détection des fausses coupures qui constitue un élément important de la lutte conte le faux monnayage», soutient Naji Mouhsine, directeur de la Caisse centrale de BAM.
Cette décision de la banque centrale fait valoir par ailleurs de nouveaux principes dans la gestion de la monnaie. Il s’agit notamment de l’application de sanctions pécuniaires en cas d’infractions relatives à la détection par BAM de faux billets ou de proportions importantes de billets non valides parmi les blocs de billets valides. S’y ajoute la facturation des prestations du tri des billets de banque assurées par BAM en tenant compte des tarifs appliqués par les centres privés de tri (CPT).
Un contrôle sur place des agences bancaires a été parallèlement élaboré afin d’évaluer la conformité des opérations fiduciaires. Il sera effectif à partir de ce mois.
Les 2 sociétés qui garantissent aujourd’hui le traitement des billets de banques à travers des centres privés de tri (CPT) sont Business Cash Center Maroc (BBC) et Brink’s Maroc. «La tâche principale des CPT est de faire le tri entre billets valides et billets non valides. Les coupures qui sont jugées non valides sont ensuite récupérées et contrôlées par la Caisse centrale pour les détruire», souligne Naji.
A ce jour, Bank Al-Maghrib a autorisé 9 CPT à effectuer le traitement des billets et pièces de monnaie. L’enveloppe d’investissement des  CPT depuis leur lancement en 2005 s’élève à 174 millions de DH. Ils génèrent par ailleurs un chiffre d’affaires de 111 millions de DH.
Le taux de contribution de ces centres dans le tri de la monnaie est de plus de 60%. Les banques ne représentent en revanche que 2,4% des parts dans le volume global du dispositif de tri. L’année dernière, 1,7 milliard de billets ont été traités par ces centres contre 700 millions par BAM, soit un total de 2,4 milliards de billets de banque marocains.
«La réglementation instaurée par BAM a permis de créer le business des CPT. Avant, toutes les banques versaient les billets à tri à la banque centrale et c’est elle qui était chargée de faire le tri. D’où le retard qui était souvent enregistré entre le versement et le tri», soutient Naji. En 2009, la durée de traitement de la monnaie récupérée était de 9 mois. «Aujourd’hui, nous sommes à seulement 10 jours de délai de traitement», ajoute-t-il.
La totalité des banques commerciales font appel aujourd’hui aux centres privés de tri pour assurer le traitement des billets et pièces versés à leurs guichets. L’activité des CPT a été d’ailleurs multipliée par 5 depuis l’entrée en production du premier centre privé de tri.
Bank Al-Maghrib assure un contrôle mensuel sur documents et sur place de l’activité des CPT. L’objectif est d’assurer la conformité des opérations de ces centres à la réglementation en vigueur, notamment le respect des dispositions relatives à la détection du faux monnayage et au tri qualitatif de la monnaie nationale.

 

 

Btissam ZEJLY et Ilham BOUMNADE

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