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L’Intérieur veut former les élus à la bonne gouvernance

Par L'Economiste | Edition N°:3963 Le 07/02/2013 | Partager
Un budget de 185 millions de DH pour 2013
Un premier round pour les élus de la région de Fès
Experts internationaux, chercheurs et universitaires… y participent

185 millions de DH. Tel est le budget de la direction de la formation des cadres administratifs et techniques du ministère de l’Intérieur au titre de l’année 2013. Une annonce faite par Dr Najat Zarrouk, gouverneur responsable de cette entité, hier, lors de l’ouverture du colloque international sur «la bonne gouvernance et la formation des élus locaux et parlementaires» qui se tient à Fès.  
Dans une déclaration à L’Economiste, Zarrouk a indiqué qu’une grande partie de son budget ira cette année à la formation des élus locaux. «Chaque fois que nous organisons des élections, nous constatons qu’il y a un peu de tout. Nous avons des élus doctorants, ingénieurs… tout comme des élus analphabètes», explique-t-elle.
Chiffres à l’appui, la responsable de l’Intérieur note qu’«à l’issue de chaque échéance électorale, pratiquement le quart de l’élite locale se renouvelle». Ce sont donc de nouveaux élèves qu’il faut initier à la bonne gouvernance. Il faut les prendre en main, les accompagner, les soutenir, et leur montrer les fondamentaux de la décentralisation et les rudiments du management. «Gérer une collectivité locale, c’est comme gérer une entreprise. Elle a des ressources humaines et financières et un patrimoine. Elle s’occupe aussi des conflits et dialogue avec tous les acteurs qui l’entourent et ce sont des choses que nous devons apprendre et avoir l’humilité et la modestie pour prendre son temps et venir se ressourcer, renforcer ses capacités, voir ce qui se passe ailleurs, écouter, se documenter…», renchérit Zarrouk. Pour elle, «ce travail permet de disposer d’élus stratèges et au service des citoyens, d’autant plus qu’ils sont là pour un mandat et il faut qu’ils laissent leurs traces». Pour y arriver, l’Intérieur les incite à travailler au service du développement et en bonne intelligence avec tous les acteurs qui se trouvent sur leur espace géographique. A ce titre, une stratégie globale a été élaborée tendant à valoriser le capital humain territorial. Selon le gouverneur, «la stratégie en question vise, tout d’abord, la mise à niveau des établissements de formation qui sont dans une situation très précaire». Outre le bâti et les équipements, l’Intérieur consacre un axe stratégique pour les ressources humaines chargées de la formation. «Sur le plan statutaire, à titre d’exemple, le directeur du centre de Fès (Batha) est intérimaire depuis les années 1980. L’autre axe important et non des moindres comprend l’ingénierie pédagogique. En effet, le ministère de l’Intérieur veut des formations et des supports pédagogiques de qualité. Ceci va de l’identification des besoins au ciblage du public, jusqu’aux modules de formation. «Nous avons affaire à des élus locaux ainsi qu’à des fonctionnaires. Leurs besoins ne sont pas les mêmes, leurs missions non plus, et le profil aussi». De fait, la formation est adaptée moyennant une identification des besoins. Concrètement, le ministère conçoit les programmes de formation en interne avec son réseau de formateurs, comme il a aussi la possibilité d’acheter la formation quand elle existe ou s’adresser à des partenaires (universités, société civile nationale et étrangère…). Dans sa stratégie, le ministère a intégré le genre. Ses dirigeants se penchent aussi sur l’intégration des nouvelles technologies de l’information et le développement durable. «Tout ce travail n’a été possible que lorsque on a été érigé en service de l’Etat géré de manière autonome. Cela nous a permis de disposer d’un budget conséquent», conclut Najat Zarrouk. 

Partenaires

 

Fini l’amateurisme dans la gestion de la chose publique. Les élus sont appelés à plus de rigueur et d’efficacité. C’est ce qui ressort du colloque de Fès qui réunit une pléiade d’experts et de chercheurs universitaires marocains et étrangers ainsi que des acteurs associatifs. Organisée par le Centre Sud-Nord, en partenariat avec l’Université Sidi Mohamed Ben Abedellah de Fès, la wilaya, la direction générale des collectivités locales, les conseils régional et communal, et avec l’appui de la Fondation Hanns Seidel, cette manifestation de deux jours vise à sensibiliser les élus aux mécanismes de lutte contre la corruption, en tant que mal endémique et frein au développement. «Nous voulons aussi approfondir leurs connaissances en matière de gestion des affaires locales et nationales», explique Moha Ennaji, initiateur du colloque. 

 

Youness SAAD ALAMI

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