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Forum de Paris Casablanca Round 2013

Forum de Paris - Casablanca Round
Les stars de la nouvelle répartition des richesses

Par L'Economiste | Edition N°:3962 Le 06/02/2013 | Partager
La Chine en tête du peloton
L'Afrique, 2e forte croissance après l’Asie pour les 10 prochaines années
Les classes moyennes, nouveau moteur de croissance des pays émergents

La richesse mondiale est inégalement répartie selon les régions. Ces disparités géographiques se retrouvent également dès lors que l’on prend en compte la richesse moyenne par adulte : elle est supérieure à 100.000 dollars en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest notamment, ainsi que dans certains pays d’Asie les plus riches. Elle est inférieure à 5.000 dollars dans la plupart des pays d’Afrique.

Alors que les pays riches devraient voir leur PIB croître péniblement à 2% en 2013 selon le FMI, les pays émergents se montreraient bien plus dynamiques. Touchées, mais de loin, par la crise, les économies émergentes n'en finissent plus de s'interroger sur leur capacité de rebond. Coutumiers de taux de croissance proches des deux chiffres ces dernières années, dragons et autres tigres n'échappent toutefois pas au ralentissement.
Par zones géographiques, l’Asie fait, toujours, la course en tête. De 6,3% en 2012, l'accélération de la croissance devrait être constante pour atteindre 7,8% en 2014. La tendance est la même pour l'Amérique latine qui devrait passer de 2,6 à 4,8% au cours des 2 prochaines années, tirée surtout par le Brésil et l'Argentine mais aussi le Mexique. Derrière les chiffres, des éléments structurants nourrissent l'optimisme général, notamment

 la demande intérieure. La Chine apparaît de moins en moins dépendante des marchés développés et renforce au contraire ses liens avec le Brésil ou le Vietnam. Avec l'Inde, leurs échanges commerciaux devraient croître de 20% par an d'ici à 2020. Après 7,8 % l'an dernier , le PIB de la Chine devrait accélérer pour atteindre 8,3% cette année et 9% en 2014. Le seul couac à la croissance exubérante des pays émergents réside dans leur modèle économique. Il est souvent  fondé sur les exportations vers les pays développés. «Mais plus pour longtemps», estiment les économistes. Car l'expansion de la classe moyenne est en train de changer la donne. Par conséquent, la demande intérieure enfle et se substitue petit à petit aux exportations, particulièrement en Chine. C'est donc sur le continent asiatique que les classes moyennes vont exploser. L'exemple de l'Inde est présenté comme le plus impressionnant: 47% des ménages avaient des revenus annuels supérieurs à 5.000 dollars en 2010, et ils seront 80% d'ici à 2020.
Vient ensuite l'Amérique du Sud, portée par le Brésil, le Mexique, l'Argentine et la Colombie. L'Afrique devrait suivre, elle va enregistrer sur les dix ans à venir la deuxième plus forte croissance en chiffres absolus, après le continent asiatique.
La croissance dans la région Mena continuera pour sa part de subir les contrecoups du climat d’incertitude politique et des troubles qui persistent dans plusieurs pays. Les statisticiens de la Banque mondiale estiment que le PIB régional a progressé de 3,8% en 2012 après un déclin de 2,4% en 2011, grâce surtout à la reprise de la production pétrolière libyenne et aux progrès soutenus observés en Irak. La croissance des pays importateurs de pétrole de la région est restée en revanche  atone, passant de 2,4% en 2011 à un taux estimé à 2,5% en 2012 sous l’effet d’un ralentissement des exportations et du secteur du tourisme ainsi que de problèmes propres à certains pays. Il s’agit notamment de la dépendance du Maroc de sa production agricole, du climat d’incertitude et des difficultés budgétaires de la Jordanie et de la situation des réserves de changes de l’Egypte.
Côté perspectives, l’activité économique dans la région Mena devrait, selon le FMI, s'accélérer en 2013, tirée principalement par la reprise en Libye et par la performance, toujours forte, des autres pays exportateurs de pétrole. Cependant, la plupart des pays importateurs de pétrole dans cette région connaîtront de faibles taux de croissance en raison de transitions politiques plus longues que prévu et d’un environnement externe défavorable.

 

 

Btissam ZEJLY

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