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Politique Internationale

Mali: La France engagée dans l’après-guerre

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
Le retour des 3.500 soldats français «inscrit», mais aucune date n’est fixée
L’annonce fait des émules au Mali et ne rencontre pas de résistance de par le monde

François Hollande a été accueilli en héro au Mali. Entre deux bains de foule, le Président français a annoncé le maintien de ses troupes «le temps qu’il faudra» 

LE Mali est-il en passe de devenir le petit Afghanistan du Sahel? La question se pose après la visite éclair de François Hollande, samedi 2 février, trois semaines après le début de l’intervention militaire pour «chasser le terrorisme» du Nord du Mali. Le discours du Président français à Tombouctou se veut un tour de force impressionnant, dans la mesure où il a annoncé que ses troupes ne se retireront pas de sitôt du Nord du Mali, sans être conspué par les autochtones. Mieux, cette nouvelle a été accueillie avec liesse. Comment pouvait-il s’assurer d’un pareil succès, si ce n’eut été en déclarant lui-même que «la France restera le temps qu’il faudra» pour «aider le Mali à se reconstruire», dans une ville à peine libérée du «joug des djihadistes», et après l’accueil triomphant qui lui a été réservé ? Hollande a aussi réussi le pari de préparer la communauté internationale, mais aussi les Français, aux «prolongations» d’après guerre, en affirmant que le retrait des troupes françaises est «inscrit», mais en se gardant bien d’avancer un agenda quelconque. Par ailleurs, et malgré les coûts de la continuité de l’opération, le parallèle avec la Libye reste encore trop frais dans les esprits pour qu’Hollande puisse tourner le dos au Mali aussi vite que les médias partis ailleurs.
En réalité, les choses sont plus complexes sur le terrain qu’il n’y semble. Ceux qui estiment que la visite de François Hollande répond d’abord à un impératif de «campagne de communication» se fourvoient. Les «Vive la France» et les cadeaux insolites (le Président a même reçu un chameau !), ne font certainement pas de mal à l’image de «Papa Hollande», mais ils restent subsidiaires. Mais l’enjeu principal de cette visite, c’est plutôt «l’après guerre». Il va falloir commencer à préparer le retrait des 3.500 soldats français. Hollande ne semble pas s’être séparé une minute de Dioncounda Traoré, Président malien par intérim. Mais celui-ci n’a toujours pas organisé d’élections en bonne et due forme 10 mois après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo, le 22 mars 2012. D’ailleurs, l’armée putschiste de Sanogo reste ultra puissante dans le pays, mais rien ne filtre quant à sa position sur les évènements actuels, ni à son rôle dans les négociations. L’armée régulière, elle, est bien trop faible pour que les clés du territoire lui soient remises en toute confiance.

 

 

Rime AIT EL HAJ

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