×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Evénement

Rapport de la Cour des comptes
Des ingénieurs privés… d’hygiène!

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Toilettes et douches hors service et certains en… open space
Etat déplorable de la restauration
Les édifices de l’Ecole de Mohammadia construits sans autorisation

Gestion trouble, absence de transparence, réglementation de l’urbanisme non respectée… le rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Ecole Mohammédia des ingénieurs (EMI) est virulent. La Cour s’inquiète particulièrement de l’état du logement pour étudiants. Toilettes et douches sont hors service suite aux travaux d’extension de l’internat. A cela s’ajoute l’état déplorable des blocs sanitaires avec des lavabos sans siphons et sans robinets. Même les douches et toilettes qui seront construites dans le nouveau bâtiment n’échappent pas aux critiques. «Leur conception sous forme de plateau ouvert expose les étudiants au risque du froid et au non-respect de leur intimité», est-il écrit dans le document.
De plus, celui-ci dénonce l’absence d’éléments les plus élémentaires comme les chaises, les étagères et les placards dans les chambres. Mais le président de l’EMI répond qu’un lot de 1.800 chaises a été acquis en février 2012 après que l’école ait refusé des unités livrées mais qui n’étaient pas conformes aux critères exigés. Concernant les armoires, il dément catégoriquement leur absence. 
La Cour pointe également du doigt les services de restauration qui ne répondent pas aux règles d’hygiène. Les critiques les plus fortes concernent l’absence du contrôle journalier du menu. Et ce n’est pas tout. Le processus de préparation des plats n’a pas été épargné. «L’épluchement, la préparation des viandes et des poissons, la cuisson et le lavage des ustensiles, des opérations, devant être effectuées séparément, se font dans un même espace», souligne le rapport. Le constat dressé par la Cour n’est pas du goût du président de l’EMI qui estime que cette évaluation est «outrancière». Il se demande, d’ailleurs, comment la Cour a pu avancer une telle information si aucune intoxication n’a été enregistrée depuis 2005.
Autre fait accablant: les registres de l’internat qui comportent les entrées et sorties des denrées alimentaires consultés manquent de pièces justificatives de la dépense. D’autres dysfonctionnements ont été relevés au niveau des marchés des denrées alimentaires. En effet, le rapport souligne la non-conformité des produits réceptionnés aux spécifications des marchés. De plus, ces denrées sont livrées au mois de janvier de chaque année, alors que les marchés les concernant ne sont visés que postérieurement. C’est le cas notamment des marchés passés en 2010 qui n’ont été visés qu’au mois de juillet. Cette pratique favorise la livraison de produits d’une qualité peu satisfaisante. Les étudiants l’apprennent à leurs dépens en se rendant au restaurant de l’école. Si l’EMI est censée former des ingénieurs dans des branches délicates comme les bâtiments, elle ne respecte pas la réglementation de l’urbanisme lorsqu’il s’agit de la réalisation de ses propres édifices. Mieux encore, indique le rapport, leur construction se fait sans aucune autorisation.

Partenariat… non évalué

 

L’EMI a noué des partenariats avec des établissements de formation et des entreprises comme ST Micro Electronics. Le partenariat qui s’inscrit dans le cadre du master «circuit intégré et système embarqué» a donné naissance au centre de design de ST Micro Electornics que l’école a hébergé dans ses locaux de 2001 à 2006. Les contrats de mise en place des compteurs,  des factures de consommation d’eau et d’électricité, ainsi que l’évaluation du coût de la maintenance des locaux dont bénéficie cette société n’ont pas été établis. Ainsi, l’absence de ces documents n’a pas permis à la Cour des comptes d’apprécier ce projet de partenariat. 

Hajar BENEZHA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc