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Régions

Casablanca/Dépollution
Un nouvel émissaire marin à Sidi Bernoussi

Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
Un appel d’offres international pour les travaux de construction
Coût global du projet: 1,4 milliard de DH HT

Les rejets actuels des eaux usées de la zone est de Casablanca sont déversés en mer à l’état brut. Le projet antipollution de ce secteur vise à prétraiter les eaux et les rejeter à travers un émissaire marin

UN pas en avant pour le projet de dépollution de la zone est de Casablanca. Un appel d’offres international vient d’être lancé par Lydec pour entamer les travaux de construction d’un émissaire marin à Sidi Bernoussi d’une longueur de 2,2 km. Ce dernier permettra à terme le rejet des eaux usées traitées au large de la côte. L’ouverture des plis relatifs à ce marché est prévue mardi 28 février 2012.
Le projet prévoit également la réalisation de plusieurs intercepteurs et d’une station de prétraitement. L’objectif est d’intercepter les rejets d’eaux usées, les prétraiter et les rejeter à travers l’émissaire marin. Le coût de ce projet est estimé à plus de 1,4 milliard de DH HT. «Le choix de notre action est renforcé par les résultats probants du système de dépollution du littoral ouest dont les eaux usées sont interceptées et dégrillées à la station de prétraitement El Hank», indique Hamid El Misbahi, directeur des grands projets à Lydec. L’étude et les premiers appels d’offres liés à la réalisation des intercepteurs sont déjà entamés. Lancés depuis 2010, les travaux de ce projet se déroulent en trois tranches et devraient être achevés en 2014. Plusieurs lots sont actuellement en cours de réalisation ou de lancement. «Le projet avance, jusqu’à présent, selon le calendrier prévu», souligne El Misbahi. Les travaux en cours se déroulent au niveau de trois zones.  Il s’agit de la réalisation de deux galeries entre l’avenue des FAR et le quartier Roches Noires (1re tranche) et entre ce dernier et Aïn Sebaâ (2e tranche). La troisième tranche s’étend jusqu’à la ville de Mohammedia.
Le système adopté concernera une frange côtière de 300 à 350 m et permettra la protection de la population ainsi que les plages de la zone est de la métropole de la pollution liquide due aux rejets d’eaux usées «brutes». La longueur et la profondeur suffisantes du futur émissaire marin devraient aussi permettre l’élimination de la pollution bactériologique au niveau des plages du secteur est de Casablanca. Le projet antipollution de cette zone aura, à n’en point douter, un fort impact environnemental. La situation actuelle est alarmante, note Lydec. Chaque jour, plus de 4 millions d’habitants et 3.000 unités industrielles génèrent 480.000 mètres cubes d’eaux usées dont 250.000 m3 produites uniquement dans la zone est de la ville, c’est-à-dire entre le port de Casablanca et la ville de Mohammedia. Les rejets de cette côte sont déversés en mer à l’état brut. Notons aussi que 70% des rejets industriels de la région sont concentrés entre Aïn Sebaâ et Mohammedia.


Bouchra SABIB

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