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    Economie

    Emploi des jeunes: Un défi méditerranéen

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
    Les CES de la Méditerranée au chevet du chômage des jeunes
    Il a atteint des taux alarmants dans les pays de la région
    Un autre modèle de croissance avec des secteurs à haute valeur ajoutée

    Le Conseil économique et social (CES) a fait de l’emploi des jeunes son cheval de bataille. Après la dynamique initiée autour de cette thématique au niveau national, l’instance, présidée par Chakib Benmoussa, s’est montrée également active au niveau de la coopération internationale. Le Conseil vient d’accueillir l’une des étapes du programme Tresmed 4, financé par l’UE, relative au dialogue social et à la coopération. La rencontre, tenue hier à Rabat, s’est focalisée sur la problématique des «politiques d’emploi pour les jeunes». Il s’agit d’un véritable défi dans le bassin méditerranéen, où certains Etats se caractérisent par un «sous-emploi chronique des jeunes diplômés», selon
    Eneko Landaburu, chef de la délégation de l’UE à Rabat. Le chômage des jeunes a connu «une évolution importante durant les dernières années, et même ceux qui ont accès à un emploi temporaire, restent dans une situation fragile», a estimé Chakib Benmoussa, président du CES. Alberto Navarro, ambassadeur d’Espagne au Maroc, dont le pays pilote ce programme, a mis en avant l’importance des échanges d’expériences pour résoudre cette problématique. Cet échange d’idées est au cœur de la dynamique de Tresmed qui a permis la rencontre de plusieurs pays dont «la Palestine et Israël qui ont examiné leurs expériences respectives», a fait savoir Marcos Peña, président du CES espagnol. Pour ce responsable ibérique, les jeunes ne doivent pas être considérés comme un corps homogène. Par conséquent, «il faudra éviter l’approche unidirectionnelle dans le traitement de leurs problématiques». Il a rappelé que le chômage des jeunes a atteint des taux alarmants dans les pays de la région. C’est pour cela qu’il est urgent de trouver des pistes de solution pour éviter «une fracture sociétale», selon Peña. La persistance du sous-emploi chronique constitue «un danger sur l’avenir de nos démocraties», a rappelé Eneko Landaburu. Les jeunes de la région s’inscrivent dans «une dynamique de changement à grande vitesse au niveau démographique, social, politique…», a noté Driss Gueraoui, secrétaire général du CES. Ceci découle notamment du décalage entre leurs aspirations et les modes de gouvernance adoptés par «des élites traditionnelles». Il propose quelques pistes de changement. Selon lui, il faudra «changer de paradigme en Méditerranée pour mieux coller aux nouvelles réalités». Cela devra s’accompagner par l’adoption «d’un autre modèle de croissance en misant sur les secteurs à haute valeur ajoutée ainsi que sur les secteurs d’économie sociale et solidaire».
    Un processus qui nécessite aussi de changer de modèle social en passant d’un cadre de conflit vers une approche basée sur la négociation via des contrats sociaux. Le CES se positionne dans ce cadre comme un espace de médiation entre les partenaires économiques et sociaux et de lieux de construction de consensus autour des dossiers de divergence.

    Impliquer les jeunes

    La participation des jeunes à la vie sociale et leur accès aux institutions représentatives passent, selon les participants à la rencontre, par des initiatives étatiques et de la société civile. Dans certains pays comme l’Espagne, la représentativité des jeunes au CES est assurée par les organisations syndicales et patronales qui disposent de structures de jeunesse. Au Luxembourg, l’Etat a mis en place une série de structures dédiées aux jeunes, favorisant leur implication dans la vie politique et sociale. L’idée est de défendre les intérêts des jeunes et l’examen des politiques publiques relatives à cette catégorie.

    MAM

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