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    Economie

    L’UGTM rompt la paix sociale

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
    Marche conduite par Hamid Chabat contre l’OFPTT
    Une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’Office ?

    En organisant une «marche de la victoire» hier à Rabat, Hamid Chabat veut renforcer sa position au niveau de l’échiquier syndical. Dans le même mouvement, il cherche à jouer une carte politique pour faire pression sur l’Istiqlal en vue de proposer des changements à la tête de l’Office et ailleurs

    Moins d’une semaine après l’investiture du gouvernement, l’UGTM monte au créneau. La centrale de l’Istiqlal, via sa Fédération libre de la formation professionnelle, semble vouloir rompre la paix sociale au niveau national.
    Si sur le plan local, des fédérations sectorielles organisaient des sit-in ici et là, sur le plan national, le syndicat de Hamid Chabat avait levé le pied. Visiblement, cette étape est terminée. L’UGTM a organisé une manifestation hier à Rabat, baptisée la «marche de la victoire». Le cortège qui a pris son départ de Bab Al Had, a longé le boulevard Mohammed V jusqu’au ministère de l’Emploi. En tête du cortège, Hamid Chabat, secrétaire général de la centrale. A ses côtés, Nezha Ghali, la femme députée qui était sur la liste des ministrables dans la première version mais aussi Abdelkader Lkihe, secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne. Selon les organisateurs, il s’agit d’une marche de solidarité avec les travailleurs de la formation professionnelle. En fait, ceux de la formation professionnelle était minoritaires, le secteur étant dominé par l’UMT de Miloud Moukharik. L’UGTM a dû organiser le transport par autocar de syndicalistes d’autres secteurs. Au cours de cette marche, qui a rassemblé plusieurs centaines de manifestants, on a réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’OFPTT. Le groupe parlementaire de l’Istiqlal sera sensibilisé pour prendre cette initiative. Avec cette initiative, Chabat veut renforcer sa position au niveau de l’échiquier syndical mais aussi politique. Cette sortie est une carte à jouer pour pousser le parti à proposer le changement à la tête de l’Office.
    Indirectement, le syndicat accuse l’UMT d’être complice de la direction qui marginalise la centrale de Chabat. En tout cas, il demande une intervention urgente des pouvoirs publics pour mettre fin à cette impasse et réduire l’ampleur de la tension sociale.
    Les slogans scandés accusent la direction de l’Office de mauvaise gestion et de clientélisme au niveau de la prise de décision. C’est le patron de l’Office, Larbi Bencheikh, qui est visé. Certains ont réclamé l’engagement de poursuites à l’encontre des symboles de la prévarication.
    Ils protestent contre le non respect de la dignité du personnel de la formation professionnelle et des engagements pris dans le cadre des conventions signées avec le ministère des Finances.


    M.C.

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