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    Le Forum de Paris décrypte le printemps arabe

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
    Le «Casablanca Round» ouvre demain mercredi
    Malgré la crise de l’euro, l’Europe maintiendrait son soutien

    Albert Mallet: Le «Casablanca Round» du Forum de Paris entendait en 2010 mettre la lumière sur le volet Maghreb. Aujourd’hui, il s’agit d’une structure permanente dotée d’une identité propre, avec des statuts et des équipes d’animation dédiés

    LE Forum de Paris «Casablanca Round», qui se tient demain mercredi 1er février, n’a jamais semblé aussi près de sa vocation que pour cette édition 2012. Et pour cause, l’événement, qui se veut un des rendez-vous annuels de décryptage de la situation de la Méditerranée, intervient dans un contexte régional marqué par le printemps arabe et la crise des économies de la zone euro, principaux partenaires des pays de la Méditerranée du Sud.
    Experts économiques, financiers, chefs d’entreprise et politiques passeront au crible les tenants et les aboutissants de ce contexte très particulier. Les analyses focaliseront sur l’évolution des rapports Nord-Sud du pourtour méditerranéen, la photographie de la montée des risques dans la région et l’identification de nouveaux modèles de croissance et de sécurité. Des questions stratégiques d’actualité, d’autant plus que le Forum, présidé par son fondateur Albert Mallet, intervient au lendemain de la participation très marquée des chefs de gouvernement maghrébins conduits par les islamistes au Forum de Davos.
    Structure permanente au Maroc depuis l’année dernière, le Forum de Paris dans sa déclinaison casablancaise invitera (comme à l’accoutumée) des spécialistes de renom. Sont attendus, le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères,  Mustapha Terrab, PDG de l’OCP, Hubert Vedrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, Ana Palacio, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, ou encore Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du FMI.
    Un premier bilan du printemps arabe, de ses conséquences et des défis à surmonter est d’ailleurs attendu. Pour Albert Mallet, «certains pays s’en sont mieux sortis que d’autres. Si je prends l’exemple du Maroc, les élections se sont bien passées et la réforme de la gouvernance est en marche. Alors que pour des pays comme l’Egypte ou la Syrie, nous ne voyons pas encore d’issue favorable aux tensions». Du côté du Vieux continent, la crise de l’euro a changé la donne et certains pays de la rive sud commencent d’ores et déjà à douter du soutien promis aux démocraties naissantes de ce côté.   Dans ces conditions, le Maroc, partenaire des Etats-Unis et de l’Union européenne, continuerait t-il de jouir d’une position favorable par rapport aux autres pays de la région? «Certes, la crainte d’une montée du risque est toujours présente, mais le Maroc dispose d’une soutien non négligeable de la part de l’Occident», rassure Mallet. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’accession des islamistes au pouvoir ne serait pas perçue comme une menace. «Le PJD est considéré comme un parti issu des urnes et cherchant à réaliser des avancées pour  le pays, sans tenir compte de son appartenance idéologique», confie le fondateur du Forum de Paris. Les débats d’experts promettent en tout cas d’être fructueux et autant que des recommandations qui sortiront des débats.

     

    A. N.

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