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    «Je crois en l’exception marocaine»
    Albert Mallet, président du Forum de Paris

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager

    - L’Economiste: Cette édition 2012 du Forum de Paris intervient dans un contexte régional très particulier.
    - Albert Mallet: En effet, il s’agit d’un contexte particulier lié aux grands changements politiques et économiques qui ont marqué le pourtour méditerranéen. En ce sens, nous avons listé les problèmes qui nous ont semblé les plus importants, notamment les risques liés aux conflits sociaux, aux jeunes, aux défis des nouvelles démocraties, à la situation économique au niveau international et régional. L’objectif étant de faire un focus sur ce qui s’est passé durant l’année dernière, d’en analyser les conséquences et de présenter des solutions. D’où la présence de nombreuses personnalités du monde politique et économique qui donneront un aspect global à la manifestation.

    - Le printemps arabe a fait beaucoup de dégâts, peut-on parler d’une exception marocaine?  
    - C’est peut-être le côté affectif qui parle ici, mais oui je crois en l’exception marocaine. Le Maroc est d’autant plus une exception dans la mesure où il a réussi à engager un dialogue social fructueux qui a abouti à l’adoption d’une nouvelle constitution et à l’engagement d’élections législatives démocratiques. Ce qui explique cette exception c’est aussi la nature du régime politique marocain, basé sur une monarchie ancestrale, légitime et historique. Cela veut-il dire qu’il faut se reposer sur ses lauriers? Absolument pas. Il faut mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger cette exception. Il reste encore plein de choses à réformer, à réguler. La force du Maroc c’est sa structure homogène: Il faut préserver la stabilité et la tolérance qui caractérisent le pays. Il faut que le fruit du développement et les richesses profitent à tout le monde. Pour cette raison, il faut prioritairement lutter contre le chômage, améliorer le niveau de vie et réduire les disparités sociales.

    - Les grandes puissances pourront-elles tenir parole au regard des problèmes qu’elles-mêmes doivent surmonter? 
    - Malgré tout, je pense que le soutien, notamment financier, sera assuré. Aucun pays intelligent et responsable n’a intérêt à ce qu’un pays voisin tombe ou se fragilise. Il ne faut pas croire que l’Union européenne laissera tomber la Grèce ou le Portugal et encore moins les voisins de la rive sud de la Méditerranée, mais en tout cas elle les soutiendra dans la mesure du possible.


    Propos recueillis par Ayoub NAÏM

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