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    Transport urbain-Rabat
    «Le plan de déplacement, incontournable»
    Entretien avec Patricia Varnaison-Revolle, Chef du département Déplacement durable au CERTU(1) à Lyon

    Par L'Economiste | Edition N°:3684 Le 23/12/2011 | Partager

    A Naples, les exploitants ont créé un Consortium baptisé «Napolipass» avec uniquement deux titres de paiement. Au cours des 4 premières années, l’exploitation a bondi de 46%

    - L’Economiste: Quels sont les préalables à la mise en place d’un plan de déplacement urbain?
    - Patricia Varnaison-Revolle: Il est incontournable et vital de mettre en place un plan de déplacement urbain. Il faut tout d’abord avoir une vision globale sur le système de déplacement et mobilité au sein de l’agglomération concernée. Cela par une analyse rigoureuse de la demande qui exprime les besoins et les habitudes de déplacement de la population au niveau de l’agglomération. A partir de ce travail, on peut donc concevoir un réseau global, composé de plusieurs modes de transport, au service des habitants. Il faut prendre en compte l’ensemble des modes de transport collectifs aussi bien urbains (métro, tramway, bus….) qu’interurbains (trains, taxis et cars).

    - Quelles sont vos suggestions pour réussir une complémentarité entre le tramway et les bus à Rabat et à Casablanca?
    - C’est toute une organisation à mettre en place et qui nécessite l’implication de plusieurs acteurs. Pour réussir un réseau intégré entre le bus et le tram, il faut que les responsables de ces deux secteurs trouvent un accord gagnant-gagnant. L’objectif est que chacun des intervenants puisse trouver son compte dans le cadre d’un équilibre marqué par une exploitation efficiente du réseau. Et cela, pour le bien-être des habitants et dans le respect de l‘environnement.

    - Confier la gestion de ces deux secteurs pourra-t-il contribuer à la réussite de l’intégration?

    - C’est une possibilité déjà pratiquée dans plusieurs villes dans d’autres pays de la région. C’est le cas, par exemple à Tunis où les deux sociétés publiques chargées des bus et du métro léger ont fusionné. Cela a permis de coordonner les offres de services ainsi que la mise en place d’une tarification commune avec éventuellement des réductions au profit des usagers.
    Sur ce volet, il convient également d’évoquer l’expérience de Naples qui a connu des problèmes de transport au sein de la ville au début des années 1990. Cela à cause d’une gestion fragmentée de l’exploitation partagée entre 6 entreprises avec paiements multiples pour l’usager. En 1995, les exploitants se sont mis d’accord pour créer un Consortium baptisé «Napolipass» avec uniquement deux titres de paiement. Le premier sur Naples et l’autre concerne l’aire métropolitaine. Les résultats obtenus ont été encourageants en ce qui concerne la vente de titres qui s’est accrue de près de 46% durant les quatre premières années. Le travail de coordination peut se faire par une autorité organisationnelle ou de régulation.

    Propos recueillis par N. E. A.

    (1) Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques

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