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Focus

Formation du gouvernement
PPS: Des «camarades» s’opposent à Benabdallah

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
Ils contestent la décision du comité central
Pour eux, la place du parti est dans l’opposition

Saïd Saâdi, membre du bureau politique du PPS, est contre la participation de son parti à un gouvernement dirigé par le PJD dont le projet de société est complètement différent du sien

LA décision du comité central du PPS de participer au gouvernement de Benkirane a suscité un grand mécontentement d’un groupe de membres de ce comité. Saïd Saâdi et Mustapha Rajali, tous deux membres dudit comité, sont plus que jamais décidés à mener la vie dure au reste des camarades qui ont voté à la majorité la participation au gouvernement.
D’emblée, ils ont donné, hier à Rabat, une conférence de presse, pour dénoncer la décision du parti et démontrer qu’elle «n’avait aucun fondement». «Premièrement, il faut noter que cette décision n’est pas du ressort du comité central», indique Saïd Saâdi. Pour lui, la question des alliances du parti a été clairement définie dans les documents politiques du dernier congrès de la formation politique tenu en 2010. «Selon ces documents, les alliances devraient être limitées à trois niveaux: la Koutla, la gauche et les partis progressistes et modernistes», explique Saâdi. D’après ce dernier, il fallait appeler à un congrès exceptionnel pour trancher sur cette nouvelle forme d’alliance. Mais l’organisation d’un congrès demande du temps, ce qui va arranger l’agenda de Benkirane qui essaie de former son gouvernement dans les brefs délais. «Le message des électeurs lors du scrutin dernier a été clair: ils ont choisi le PJD, donc la place du PPS est dans l’opposition», estime Saâdi. Pour lui, les arguments avancés par Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, «sont infondés comme celui qualifiant le choix de l’opposition de complot contre le PJD. Et partant, cela pourrait conduire à l’instabilité du pays». Sur ce volet, Saâdi tient à rappeler que le contexte et les conditions sont différents par rapport à la participation du PPS dans les précédents cabinets depuis le gouvernement de l’alternance consensuelle lancée en 1998. «Avant cette date, la situation du pays était dans des conditions inquiétantes sur les différents plans: politique, social et économique. Ce qui a poussé les partis de gauche à s’allier avec des partis de droite», rappelle Saâdi. Pour les camardes de ce dernier, le vote du 25 novembre a été une sanction aux partis de gauche qui ont été aux commandes des affaires publiques. L’USFP a saisi le message en optant pour l’opposition en dépit de la main tendue de Benkirane. Pour Saâdi, la décision de participer au gouvernement a été prise «sous la pression des lobbys des parlementaires notables et prétendants aux postes ministériels et à ceux dans l’administration». Peut-être, mais la décision a été votée à une très large majorité et seulement 53 membres sur les 700 du comité central ont voté contre. «Les opposants qui constituent une minorité devraient se soumettre à la décision de la majorité», précise pour sa part Karim Taj, membre du bureau politique du PPS. Un argument non partagé par les camardes de Saâdi. Pour ce dernier, plusieurs personnes qui ne sont pas membres du comité central ont pris part au vote.

Noureddine EL AISSI

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