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Focus

Formation du gouvernement
La nouvelle équipe dès la semaine prochaine

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
L’organigramme achevé aujourd’hui
Ouverture du Parlement lundi
Une charte politique finalisée par les 4 alliés de la majorité

Abdelillah Benkirane doit boucler aujourd’hui avec ses alliés de la majorité l’architecture de son gouvernement et la répartition des postes ministériels

«La deuxième alternance va démarrer la semaine prochaine». La formule est d’un membre du secrétariat général du PJD. Pour lui, tout sera bouclé d’ici là. Déjà, le nouveau Parlement ouvrira lundi prochain, avec l’élection du président de la Chambre des représentants. C’est Karim Ghellab qui occupera le perchoir. Le choix a été validé par le bureau exécutif de l’Istiqlal, après un consensus des partis de la majorité. Le lendemain; mardi, on procédera à l’élection des instances de cette institution, les membres du bureau, les présidents des commissions spécialisées et les chefs de groupes parlementaires.
Les quatre patrons de la majorité doivent se revoir aujourd’hui, jeudi pour valider le nouvel organigramme du gouvernement dont les discussions ont démarré mardi soir. Une réunion des membres du secrétariat général du PJD était programmée hier en fin de journée. Benkirane doit finaliser avec ses camarades l’architecture proposée avant cette fameuse réunion d’aujourd’hui. En tout cas, sur la répartition des sièges, la combinaison en cours dans les coulisses du siège du parti est 12-8-5-3. Ainsi, 12 ministères au PJD, 8 à l’Istiqlal, 5 au MP et 3 au PPS, soit un total de 28 départements. Mais cette composition n’est pas définitive d’autant que l’Istiqlal a décroché le perchoir. Il peut renoncer à un portefeuille. En attendant, le PJD a avancé son Conseil national à samedi pour valider les critères du choix des ministres. Car, dimanche, Benkirane réunira les 107 parlementaires du parti en vue de les préparer à l’élection le lendemain des instances de la Chambre des représentants.
Reste qu’aujourd’hui, la tendance au PJD n’est pas de chambouler de fond en comble l’architecture du prochain gouvernement. Car, le parti est novice et a besoin de prendre connaissance de l’existant avant d’entreprendre les changements nécessaires, affirme un membre du secrétariat général. L’idée force est d’opérer des ajustements maîtrisés. Et le gouvernement lancera par la suite un processus de réforme de l’Etat. Ainsi, de nouvelles propositions sont sur la table pour former des pôles pour que le nombre de ministères tourne autour de 28, contre actuellement 35. Le PJD compte donner plus de poids au ministère des Finances, en lui joignant tout ce qui est économique. Ainsi, les investissements doivent revenir dans l’escarcelle des Finances. Pour le ministère de l’Intérieur, le parti suggère de le scinder en deux départements dont l’un sera chargé de la décentralisation et du développement des collectivités locales. Dans ce poste sensible, Abdelillah Benkirane compte proposer au Souverain trois noms indépendants. Il s’agit de Driss Jettou, Taieb Cherkaoui et Saâd Hassar.
Le portefeuille de la Justice sera renforcé par les droits de l’Homme. Au ministère des Relations avec le Parlement, le PJD compte y ajouter la société civile. Le ministère des Affaires générales sera élargi à la bonne gouvernance. Les instances qui opèrent dans la moralisation de la vie publique comme la lutte contre la corruption doivent dépendre de ce département. Idem pour le développement rural qui sera regroupé avec les eaux et forêts en un seul ministère.
Les MRE auront un ministère délégué mais cette fois-ci rattaché au Chef de gouvernement. Parallèlement à ce chantier, une charte politique qui sera signée par les quatre alliés de la majorité est en cours de finalisation. Par ce document, ils s’engagent à respecter les acquis en matière des droits de l’Homme, des libertés publiques et l’égalité des sexes.

Programme commun

Autre chantier déjà lancé, la déclaration de politique générale. En effet, chaque parti a proposé deux responsables pour intégrer la commission chargée d’élaborer le programme commun. En principe, cette feuille de route sera présentée au Conseil de gouvernement et au Conseil des ministres avant de la soumettre au Parlement pour le vote. D’ailleurs, l’article 88 de la nouvelle Constitution est clair: après la nomination des membres du gouvernement par le Souverain, le Chef de gouvernement présente et expose devant les deux chambres réunies, le programme qu’il compte appliquer. Ce programme doit dégager les grandes lignes directrices de son action dans plusieurs domaines. Après un débat devant chacune des deux chambres, il est suivi d’un vote des représentants. Le gouvernement sera investi dès qu’il aura obtenu la confiance des députés à la majorité absolue de ses membres. A ce rythme, le programme du gouvernement sera soumis au Parlement la semaine suivante de l’élection du président et les instances de cette Institution. Et dès l’adoption de cette feuille de route, le Parlement devra s’attaquer au projet de Loi de Finances 2012.

Mohamed CHAOUI

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