×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Enquête au cœur de l’Istiqlal
Des «jokers» et des «cartes brûlées»

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager

Les réalisations de l’actuel gouvernement seront au cœur de la campagne électorale du parti», selon des dirigeants istiqlaliens. Sauf que le bilan de l’équipe d’El Fassi n’est pas particulièrement brillant. La gestion de plusieurs ministres istiqlaliens a été décriée par la rue, notamment concernant les secteurs sociaux. Le chef du gouvernement lui-même a fait l’objet de critiques dès les premiers jours de son arrivée à la Primature, notamment à cause de «ses déclarations et ses positions controversées». L’ancien ministre de l’Emploi, qui traîne encore les casseroles de l’affaire Annajat, n’était pas vu d’un bon œil.


 Abbas El Fassi: Au cœur du cyclone (1)
Dès son arrivée à la Primature, Abbas El Fassi a suscité l’ire des observateurs qui n’ont pas apprécié son «manque d’audace». El Fassi, qui accusait déjà un lourd passif dans la gestion des affaires publiques, n’a pas été particulièrement persévérant pour renverser la vapeur. Ses soucis de santé et le manque d’homogénéité de la majorité gouvernementale ne lui ont pas facilité la tâche. Résultat: le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement étaient les premiers visés par les manifestations des jeunes du 20 février, qui ont même réclamé sa destitution.

 

Hamid Chabat: Le «croque-mitaine» (2)
C’est le baroudeur de l’Istiqlal. Hamid Chabat défraie régulièrement la chronique par ses sorties fracassantes. Connu par son côté «grande gueule», ses prises de position controversées contrastent souvent avec la culture conformiste de son parti. Il est considéré comme une pièce maîtresse dans la bataille entre le PI et le PAM. Parallèlement, sa position à la tête du syndicat du parti et la domination qu’il exerce sur sa circonscription lui offrent une place de choix dans la configuration du pouvoir au sein des structures du parti.

 

Adil Douiri: Le joker-atout (3)
Ancien ministre du Tourisme sous le gouvernement Jettou, Adil Douiri incarne l’image des jeunes cadres du PI. Après sa sortie du gouvernement en 2007, il s’est éloigné de la gestion interne du parti, et a préféré contribuer à son évolution à travers une nouvelle structure qu’il a créée avec d’autres membres du PI (l’Alliance des économistes istiqlaliens). Les observateurs estiment qu’il «peut constituer l’un des jokers du parti dans la prochaine période». Même s’il ferait face à «une résistance de la part du courant conservateur au sein de sa formation».


Karim Ghellab: Le technocrate (4)
Après deux mandats à la tête du ministère du Transport et de l’Equipement, Karim Ghellab est plus connu par ses qualités de technocrate que par son dynamisme politique. Son mandat a coïncidé avec le lancement du chantier de mise à niveau des infrastructures du Royaume. Sa cote de popularité a accusé une sérieuse chute après le tollé soulevé par les débats autour du nouveau Code de la route. L’histoire lui a cependant donné raison: les statistiques des accidents ont tout de même baissé après l’entrée en vigueur de Code. Ministre, mais aussi élu local, il reste néanmoins éloigné des gestations politiques au sein de la formation à laquelle il est lié par filiation familiale. Son père étant l’un des cadres historiques du PI.


Ahmed Taoufiq Hejira: De terre et de pierres (5)
Pur produit du ministère de l’Habitat, Ahmed Taoufiq Hejira a gravi les échelons jusqu’au sommet de ce département. Son dynamisme a poussé les observateurs à le considérer comme une «carte gagnante» du parti. Mais son bilan mitigé au cours de son mandat risque de freiner cet élan optimiste. Les critiques adressées au gouvernement concernant l’offre en logements ainsi que les défaillances dont souffrent certains programmes comme celui des logements sociaux ou celui de l’éradication des bidonvilles risquent de ternir l’image de ce ministre istiqlalien.

 

Yasmina Baddou: La dame de fer (6)
Yasmina Baddou fait régulièrement parler d’elle. La ministre istiqlalienne a défrayé la chronique à plusieurs reprises. Elle a il est vrai essayé de faire passer des réformes plutôt difficile. Certaines ont fait sortir les blouses blanches dans la rue comme pour la question de la promotion interne. Les dernières semaines, elle se sera surtout fait remarquer par le dossier des cliniques privées dans lequelle elle n'a pas été particulièrement soutenue par son parti.

 

Nizar Baraka: Compétent mais trop proche d’El Fassi (7)
Ministre des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka «cristallise la problématique des critères de nomination aux postes de responsabilité au sein du PI». Les liens de famille unissant Baraka au Premier ministre ont été décriés par les manifestants du mouvement 20 février. Il faut néanmoins lui reconnaître du mérite. Son mandat a connu le lancement d’une série de programmes sociaux, mais la difficulté d’aboutissement de la réforme de la Caisse de compensation ne lui a pas rendu service. Baraka émerge par sa maîtrise de certains dossiers économiques et il est l’un des principaux rédacteurs du programme du parti. Il peut jouer les trouble-fêtes dans la course aux portefeuilles ministériels.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc