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Politique

Enquête au cœur de l’Istiqlal
Va-t-on réveiller le mammouth?

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager
Un parti historique, qui dispose d’une large implantation
Face à la paralysie de la Koutla, reste la carte PJD

La nécessité de renouvellement des élites se pose avec acuité pour redynamiser un parti à l’image vieillissante

Arrivé à la tête des partis lors des législatives de 2007, avec 52 sièges, le Parti de l’Istiqlal ambitionne de faire mieux lors du prochain scrutin. Les responsables du parti de la balance ne cachent pas leur optimisme, en dépit du bilan mitigé de l’actuel gouvernement. Un bilan qui risque de ne pas avoir un grand impact sur les chances de cette formation à cause de la logique particulière des élections au Maroc. Dans une société où l’analphabétisme bat des records, «la culture du jugement des partis à travers les urnes n’est pas encore assez développée pour s’attendre à une sanction du PI lors des prochaines élections», selon des observateurs. Un constat à relativiser, vu l’intensité des attaques contre la formation d’Abbas El Fassi depuis le lancement du mouvement du 20 février. Le taux de participation aux prochaines élections sera dans ce sens «déterminant pour aboutir à un scénario de sanction du parti qui conduit l’actuel gouvernement», souligne le politologue Driss Lagrini. Car, «le contrôle exercé par les citoyens est tributaire du taux de participation», ajoute-t-il. L’ancrage du parti au niveau local constitue cependant un atout dont ne disposent pas tous ses concurrents. Il s’agit d’un parti historique qui dispose d’une organisation solide et d’une implantation plus large que les autres formations. Ce qui lui permet d’assurer une proximité avec les citoyens, en dehors du calendrier électoral. Au niveau de la communication locale et régionale, le parti organise régulièrement des rencontres et des meetings autour de différentes thématiques. Ses structures parallèles (jeunesse, syndicat…) constituent également des atouts considérables, qui assurent au parti des relais locaux, déterminants lors des rendez-vous électoraux. Ces mécanismes «nous permettent de suivre les évolutions au sein de la société», affirme M’hamed El Khalifa, membre du bureau exécutif. Parallèlement, l’approche de la date du scrutin est l’occasion «pour mettre à jour certains règlements relatifs à cette opération, notamment au niveau des accréditations», concède-t-il. Sur cette question, le PI ne constitue pas une exception, et confronte les mêmes problèmes rencontrés par une grande partie des formations politiques. L’octroi des accréditations «donne souvent lieu à des tensions, à cause de la concurrence autour des candidatures», selon ce dirigeant istiqlalien. Le dépôt des candidatures a été lancé lundi dernier au niveau des sections locales. Des critères ont été définis pour pouvoir décrocher le précieux sésame. Parallèlement, il a été décidé que les parlementaires qui se sont distingués au cours de leur mandat, notamment à travers leur présence permanente auprès des citoyens et leur sérieux dans la mission de représentation, et donc disposant de fortes chances de réussite, soient directement portés candidats par la commission des accréditations. Une décision qui risque de pénaliser le parti, surtout qu’elle peut être perçue comme «un signal négatif, ouvrant la voie à la représentation des mêmes figures», de l’avis de Driss Lagrini. En tant que parti historique, le PI aurait pu donner l’exemple en initiant un processus de renouvellement des élites. Mais «au-delà de la volonté du parti, le contexte général ne favorise pas l’accès des jeunes à la scène politique», tempère El Khalifa. Pour lui, la rupture avec «les anciennes pratiques qui faussent la course électorale reste une condition nécessaire pour réussir le pari de renouvellement des élites». Le souci du nombre de sièges à gagner reste présent dans les calculs du parti. D’autant plus que la course électorale s’annonce rude face à des concurrents de poids. Les récents rapprochements entre certains partis dans une démarche de polarisation risquent de limiter ses chances. Ses principaux alliés de la Koutla ayant initié une opération de regroupement des formations de gauche. Ce qui remet en question la viabilité de celle-ci. Les dirigeants du PI s’accrochent à cette structure et considèrent que «l’alliance entre ses principales composantes est toujours en place, pour des raisons historiques, en dépit de son manque d’efficacité». Cette coalition est le résultat d’un contexte historique particulier, «qui n’est plus forcément le même aujourd’hui». D’où les doutes concernant la solidité de ce pôle, qui «n’a pas pour base une unité idéologique», souligne ce politologue. Des différences de position sont apparues entre ses composantes à l’occasion de certains dossiers. Ce qui devrait pousser le PI à opter pour de nouveaux alliés, afin de s’assurer une place sur l’échiquier politique postélectoral.

Pôle conservateur

Grâce à la concordance au niveau du «référentiel idéologique et religieux conservateur et la similarité du poids politique», le PJD se présente comme l’allié naturel de l’Istiqlal. Un constat confirmé par les responsables du PI qui avouent que «des réunions privées des dirigeants du parti ont souligné que le PJD est le plus proche de notre formation, et pourrait faire partie d’une alliance avec d’autres partis de gauche». Il s’agit d’une «relation win-win entre les deux formations», selon des observateurs. Le PI dispose d’une grande expérience dans la pratique gouvernementale, alors que le PJD, dont les membres ont fait leurs armes dans l’opposition, est fort de sa volonté de prouver ses capacités dans la conduite des affaires publiques. Les deux formations ont également un large ancrage populaire et s’unissent dans leur relation conflictuelle avec le PAM.

Mohamed Ali MRABI

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