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Economie

TGV: Un effet industrialisant aussi

Par L'Economiste | Edition N°:3627 Le 30/09/2011 | Partager
Création d’un centre de maintenance pour le montage final des rames et locomotives
Un institut de formation SNCF/ONCF pour 200 postes hautement qualifiés

«Le Maroc a fait le bon choix». Les officiels français n’ont pas tari d’éloges suite au lancement des travaux de la ligne ferroviaire à grande vitesse à Tanger par le Roi Mohammed VI et le président français Nicolas Sarkozy, jeudi 29 septembre.
Pour Thierry Mariani, ministre français chargé des Transports, comme pour Eric Besson, ministre de l'Industrie, le TGV permettra de doter le Maroc d’un outil de développement à la hauteur de ses ambitions, susceptible de conforter la région Tanger-Tétouan dans sa vocation de plaque tournante pour l'Union pour la Méditerranée.
Un enthousiasme que partage Jean-Pierre Loubinoux, directeur général de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), pour qui «cette ligne constitue le point de départ pour le développement des TGV sur le continent africain, à l’instar d’autres continents». C’est que le TGV, dont l’entrée en service se fera en décembre 2015, permettra de répondre de manière efficace à l’augmentation du trafic ferroviaire au Maroc. Hormis les aspects économiques, ce projet prévoit aussi un important transfert de technologie et de savoir-faire entre les deux pays.
Au niveau industriel, un centre de maintenance devrait être mis en place à proximité immédiate de la gare ferroviaire de Moghogha. Il servira de plateforme préliminaire pour le montage final des rames et des locomotives. Et permettra par la suite d’assurer leur entretien.
Le centre de maintenance comprendra une station de lavage, deux voies d’examen et de visite, et diverses voies dédiées à l’entretien ainsi qu’un grand bâtiment de 17.000 m2 avec des ateliers de réparation divers sur une superficie de 4.000 m2. L’investissement total est de 560 millions de DH. Les travaux de construction devraient démarrer incessamment pour entrer en service en juin 2014. C’est à cette date que la première rame en pièces est attendue afin de procéder à son montage. Cet atelier aura une capacité d’entretien de 30 rames. La superficie totale qui lui sera dédiée est de 22 hectares. Il devra par ailleurs assurer la création de plus de 200 postes de travail hautement qualifiés. C’est dans ce sens qu’un institut des métiers du ferroviaire sera créé au Maroc.
Un protocole d’accord préliminaire vient d’ailleurs d’être signé le 29 septembre entre l’ONCF et son homologue français la SNCF pour la création d’un institut dont le rôle sera de veiller à la formation des ressources humaines nécessaires et ce avant la mise en service de la ligne à haute vitesse Tanger-Casablanca.

Moins de morts et de blessés

Le TGV permettra, selon l’ONCF, de réduire de 3 à 4 fois les durées des trajets ferroviaires conventionnels et de 2 fois les trajets sur les autoroutes. Il permettra également de drainer à terme un trafic de 133 millions de passagers au lieu des 52 millions prévus en 2035 dans le cadre du maintien de la vitesse conventionnelle. Et bonne nouvelle, grâce au TGV, on devrait pouvoir éviter annuellement 550 décès et 6.000 blessés par le captage d’une partie du trafic routier de passagers.

Ali ABJIOU

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