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Economie

Agriculture: 7 milliards de DH investis

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Les aides de l’Etat devraient culminer à 2,3 milliards
Le bilan exposé au dernier Conseil de gouvernement

L’aménagement hydro-agricole, les filières d’élevage et l’arboriculture se taillent l’essentiel des subventions de l’Etat. Au total, les montants des aides servies à fin août dernier ont atteint 1,6 milliard de DH. Ils doivent culminer à 2,3 milliards pour un investissement global de 7 milliards de DH

«Tous les indicateurs sont au vert pour le lancement de la nouvelle campagne agricole», se félicite Aziz Akhannouch. A commencer par les réserves des barrages agricoles qui affichent un taux de remplissage de 84%. Un stock suffisant d’alimentation de bétail. Et l’extension de 20% des superficies réservées à la production des semences sélectionnées. Pas donc de nouvelles mesures d’ordre conjoncturel mais la tutelle veut capitaliser sur les premiers résultats du Plan Maroc vert. «Le ministère a l’ambition de faire de la campagne 2011/2012 une saison de consolidation de la dynamique d’investissement agricole constatée sur les 4 dernières années», peut-on relever dans le bilan présenté mardi dernier devant le Conseil de gouvernement et dont L’Economiste détient copie.
Depuis le lancement de la stratégie agricole, l’investissement a enregistré un accroissement à 2 chiffres passant de 4,6 milliards de DH en 2008 à 5 milliards en 2009 et à 5,8 milliards de DH en 2010. L’année en cours devrait être clôturée sur un volume de 7 milliards de DH. Parallèlement, les aides servies par l’Etat ont suivi une tendance à la hausse beaucoup plus prononcée. Elles devraient culminer à 2,3 milliards de DH à la fin de l’année contre 1,5 milliard en 2008. Pour le moment, la situation arrêtée à fin août dernier fait état de la réalisation de 1,6 milliard de DH. Ces subventions ont profité à hauteur de 66% à l’aménagement hydro-agricole et du foncier qui accaparent plus de 1milliard de DH. Ce qui traduit l’importance des investissements réalisés dans le domaine de l’irrigation localisée. Les subventions accordées aux semences sélectionnées et à la production animale ont représenté respectivement 14 et 11% de l’enveloppe dépensée jusqu’à présent. A noter que les aides servies à la deuxième activité ont concerné aussi bien l’importation de génisses laitières que la réalisation d’unités d’engraissement autour d’unités d’abattage. Au total, la production des viandes rouges a bénéficié de 183 millions de DH. En somme, les filières qui ont été les premières à signer des contrats-programmes avec l’Etat se trouvent les mieux nanties. C’est aussi le cas de l’arboriculture fruitière (olivier et agrumes). Cette filière a prélevé 73 millions de DH. Au bas de l’échelle figure la valorisation qui n’a profité cette année que de 2% (35 millions de DH).
Au chapitre des intrants, il est à noter l’augmentation de 18% des semences sélectionnées attendue pour la campagne 2011/2012. Le disponible devrait atteindre 1,3 million de quintaux contre 1,1 million la saison précédente. Le parc des tracteurs est aussi en hausse soutenue. Pour cette année, 5.600 unités ont été vendues contre 5.275 en 2010 et 7.000 en 2009. L’utilisation des engrais n’est pas en reste. Les ventes réalisées durant la campagne écoulée ont totalisé 802.000 tonnes. D’où l’impact sur les grandes cultures annuelles. La moyenne de production des céréales sur les quatre dernières campagnes s’établit à 79 millions de quintaux. Le rendement moyen a été porté à 20 quintaux à l’hectare et le pic de 75qx/ha a été réalisé par un agrégateur.

Elevage

La filière des viandes rouges et de la production laitière est de loin l’activité qui a réalisé de grands scores. Sur les trois dernières années, pas moins de 65.000 génisses laitières ont été importées. Avant 2010, la moyenne des acquisitions portait sur 11.000 têtes. Depuis, elle est passée à 21.000 vaches. Parallèlement, la production laitière a augmenté de 8% en 2010/2011 à 2,3 milliards de litres contre 2,1 milliards la saison d’avant. S’agissant des viandes rouges, 11.000 jeunes veaux destinés à l’engraissement ont été importés depuis mars 2010. Cela sous l’effet de l’application du taux réduit des droits de douane (2,5%) et du taux de TVA à 10%. Seulement, l’impact sur le marché des viandes rouges n’est pas encore perceptible puisque les prix se sont appréciés d’environ 15 DH/kg.

A. G.

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