×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Régionalisation avancée
    Le découpage remis en question

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    Les grands axes du projet expliqués aux élus locaux
    La nouvelle configuration territoriale ne fait pas l’unanimité

    Expliquer les grands axes du rapport de la Commission consultative sur la régionalisation avancée. Tel est l’objectif de la rencontre organisée, le jeudi 15 septembre, à la préfecture de Ben M’Sick Médiouna, en présence des membres de la Commission. Celle-ci s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres prévues dans différentes préfectures. Omar Aziman, président de cette Commission, a souligné que les propositions qui ont fait l’objet d’un rapport se basent sur un diagnostic de la situation actuelle des entités territoriales, qui souffrent d’une série de dysfonctionnements. L’objectif est de remédier à ces lacunes, promouvoir le rôle de la région et optimiser sa compétitivité. Cependant, certaines propositions ont fait l’objet de critiques de la part des élus locaux. C’est le cas notamment du découpage régional qui «donne souvent lieu à des remarques motivées par les différentes sensibilités», selon Aziman. Le rapport de la Commission a découpé le territoire national en 12 régions. Cette nouvelle conception de l’espace territorial s’est accompagnée d’un changement au niveau de la cartographie des régions, regroupant certaines d’entre elles au sein d’une même entité. Ce point a suscité une polémique au sein des représentants locaux. Deux cas ont particulièrement attiré l’attention. Le premier concerne la ville de Casablanca dont «le statut de métropole et ses spécificités économiques et sociales devaient permettre de délimiter les frontières de la région du Grand Casablanca à son territoire urbain», selon certains intervenants. Sauf que l’approche adoptée par la Commission ne permettait pas de répondre à cet objectif, dans la mesure où ses membres considèrent qu’une «région ne peut pas se limiter à son territoire urbain». Les problématiques de la ville «ne sont pas du ressort exclusif du conseil régional, et doivent être traitées à d’autres niveaux, notamment celui du conseil de la ville», explique Abdellatif Benchrifa, membre de la Commission. L’idée est de consacrer le principe de la primauté de la région, et promouvoir les relations fonctionnelles entre elle et les autres entités locales. Les intervenants ont également soulevé la problématique du rattachement de Khouribga à la région de Béni Mellal-Khénifra. Ce qui a été considéré comme «un déracinement de la ville de son prolongement naturel, à savoir la région de Chaouia-Ouardigha, dont les principales villes ont été rattachées au Grand Casablanca». Ils ont souligné que les relations commerciales de cette province, notamment les exportations de phosphate, devaient lui permettre d’être rattachée à cette région qui abrite les ports de Casablanca et Jorf Lasfar. Les membres de la Commission avancent qu’ils ont adopté une série de critères pour assurer à chaque région un équilibre en termes d’homogénéité culturelle, sociale et économique. Des visites ont été effectuées sur place pour déterminer les prolongements de chaque ville. La question de l’accès à la façade maritime, également soulevée, ne devrait pas constituer un problème pour les régions intérieures. Car le modèle de régionalisation adopté «s’inscrit dans le cadre de l’unité du Royaume et aucun obstacle n’empêche ses régions d’avoir accès au littoral».

    Qu’en est-il du Sahara?

    La régionalisation avancée peut-elle remplacer le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le problème du Sahara? Une question soulevée par plusieurs intervenants, surtout que la mise en place de ce plan risque de tarder, vu la position des autres parties au conflit. Une chose est sûre selon les membres de la Commission: l’application de la régionalisation avancée va concerner également les provinces du Sahara, si une solution internationale n’est pas mise en place.

    Mohamed Ali MRABI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc