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Finances-Banques

Crise: Un resserrement du crédit bancaire en vue

Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
Dette souveraine, financement, croissance négative… autant d’obstacles
Bâle III, un vrai défi pour les établissements bancaires

Les banques de la zone euro détiennent de gros portefeuilles de dettes souveraines de la zone euro. Ce qui est en partie dû à la demande des régulateurs qui veulent que les banques détiennent des portefeuilles importants de titres publics comme réserve de liquidité

Une nouvelle crise du crédit bancaire pourrait bel et bien voir le jour en Europe. Et c'est ce que redoutaient les marchés alors qu'une crise de la dette souveraine se propage aux banques. Dette souveraine, financement des banques et croissance négative… autant d’ingrédients qui pourraient provoquer un gel du crédit.
Des documents (présentés à la veille de la réunion informelle des ministres des Finances européens, qui s’est tenue les 16 et 17 septembre) illustrent l'inquiétude sur la situation du secteur bancaire. D'où un besoin de recapitalisation des institutions financières en priorité de celles qui sont exposées aux pays en difficulté. Un appel déjà lancé par Christine Lagarde, la directrice générale du FMI qui estime qu'il en va de la croissance. Il ne faut pas oublier que les banques de la zone euro sont confrontées aujourd'hui aux nouvelles règles de Bâle III en particulier, en ce qui concerne le net stable funding ratio (ratio de liquidité long terme) qui leur impose de détenir des ressources à long terme stables en face des crédits à long terme.
Justement, quels sont les défis pour les banques de la zone euro? Patrick Artus, l’économiste chez Natixis, en énumère quelques-uns dans une récente note dédiée aux établissements bancaires. L’idée est de maintenir d’abord l'offre de crédit à long terme malgré la hausse du coût des ressources puis résister à la crise des dettes souveraines malgré la forte taille de leurs portefeuilles de ces dettes. L’analyste recommande aussi de maintenir une profitabilité acceptable, malgré la hausse du coût des ressources, l'aplatissement des courbes des taux, la croissance faible ainsi que d’accroître leurs fonds propres, malgré le risque de profitabilité faible et la difficulté d'émettre des actions.
Artus propose dans sa note des solutions à la problématique des banques dans la zone euro. Il cite en premier lieu une solution institutionnelle à la crise de la zone euro qui éviterait les défauts de pays EFSF (Fonds européen de stabilité financière) de grande taille, un soutien durable annoncé de la BCE et à long terme des Eurobonds…). Les banques doivent aussi adopter une discipline visant à ne pas prêter avec des marges de taux d'intérêt trop faibles.

Fatim-Zahra TOHRY

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