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Finances-Banques

Résultats semestriels
Banque Populaire conforte sa position

Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
Hausse de 26% du RNPG de BCP à 966 millions de DH
Forte présence au niveau de la mobilisation de l’épargne
Les Marocains du monde soutiennent essentiellement les dépôts

Le PNB consolidé a progressé de 2% au premier semestre à 4,95 milliards de DH. La marge d’intérêts qui représente plus du 3/4 du PNB a crû de 2,2% d’une année à l’autre, en volume

Après ses deux dernières augmentations de capital, le groupe Banque Populaire neutralise la sortie des 5,3 milliards de DH suite au rachat de 20% des parts détenues par le Trésor (cf. www.leconomiste.com; édition de mai 2011). Les fonds propres du groupe se renforcent ainsi à 27 milliards de DH. Au-delà de cet indicateur, le groupe enregistre des résultats solides au premier semestre, malgré une conjoncture difficile. Le produit net bancaire consolidé progresse de 2% à 4,95 millions de DH. Les bénéfices, eux, atteignent 1,5 milliard de DH. L’entité cotée dégage un profit de 966 millions de DH en hausse de 26%, de quoi réconforter les actionnaires. Par pôle d’activité, la banque au Maroc participe à hauteur de 90,2% dans le RNPG, contre 5,2% pour l’activité sociétés de financement spécialisées et 4,5% pour la banque de détails à l’international et banque offshore.
La contribution des filiales au profit du groupe ressort à fin juin à 223 millions de DH en hausse de 10,5% sur un an. Maroc Leasing et La Fondation Banque Populaire pour le microcrédit (FBPMC) ont dégagé des profits respectifs de 37 et 35 millions de DH. La filiale centrafricaine et Upline group enregistrent chacun 31 millions de DH. Contrairement aux deux autres poids lourds du marché, Banque Populaire est plus discret sur le continent notamment. Le groupe dispose néanmoins de nombreux bureaux de représentation dans le monde. Il a ouvert récemment un bureau aux Emirats arabes unis.
Au niveau commercial, Les prêts et créances sur la clientèle consolidés progressent de 7,5% à 154,6 milliards de DH comparativement aux performances de juin 2010. «Cette évolution est le fruit d’une stratégie de développement alliant rentabilité et sécurité, avec un taux de créances en souffrance maintenu à 3,4%», indique le management.
Dans le détail, l’encours des crédits aux particuliers s’est accru de 4,5% à 45,2 milliards. Le groupe revendique une part de marché de 23,1% sur les crédits à l’habitat et 32,3% pour les crédits à la consommation. Pour leurs parts, les crédits octroyés aux entreprises ont également évolué de 8,8% à 109,4 milliards de DH.
Du côté des ressources, les dépôts de la clientèle consolidés s’établissent à 177,4 milliards de DH soit une hausse de 5,6% contre une progression de 0,6% pour le secteur. BP améliore sa part de marché dans ce segment à 28,4%. Toujours est-il que les statistiques à fin juin confirment la difficulté des établissements de crédit à mobiliser de nouvelles ressources. Seuls les dépôts des Marocains du monde (MDM) se comportent mieux depuis le début de l’année. L’encours progresse de 3,1% à 130,5 milliards de DH. Parallèlement, les dépôts des clients locaux reculent de 0,1% (+7,3% pour le groupe Banque Populaire) à 491,6 milliards de DH.
Sur le segment des MDM, le groupe poursuit la consolidation de sa position de leader avec plus de 53% de part de marché et un volume de dépôts qui avoisine les 70 milliards de DH.
A fin juin, le groupe a recruté 226.000 clients dont 25.000 MDM.


Au niveau de l’activité de la banque de financement et d’investissement, les crédits accordés à la clientèle corporate ont crû de 19,2% par rapport à fin 2010 à 36,2 milliards de DH. Quant à la filiale Upline Group, spécialisée dans l’intermédiation boursière et de la gestion d’actifs, elle a traité un volume de transactions boursières de 13 milliards de DH. Les encours sous gestion sont évalués à fin juin à 18,2 milliards de DH en évolution de 31%.
Par ailleurs et dans un contexte de dégradation générale du risque sur le marché, le coût du risque s’élargit à 489,6 millions de DH. Le stock de provisions pour créances en souffrance s’affermit de 9,9% à 6,1 milliards de DH, pour des créances en souffrance en hausse de 9,3% à 8,6 milliards de DH. Parallèlement, le taux de contentieux du Groupe se stabilise à 5,25% pour un niveau de provisionnement de 70,8% (contre 70,4% à fin 2010).
Côté Bourse, la valeur BCP reste favorite dans le panier bancaire. «Le titre présente des niveaux de valorisation attractifs comparés à son secteur, lui offrant un potentiel d’appréciation intéressant», estime un analyste. L’action a enregistré la meilleure performance du secteur bancaire, avec une progression à fin juin de 33% sur une année glissante, contre 8,4% pour l’indice des banques et -2,2% pour le Masi.

R. B.

                                                                                                                                                                                         

 

Ils ont dit

 

 Laidi El Wardi, DG de la banque des particuliers, des professionnels et des Marocains du monde, sur les plans d’épargne:
«Ils n’ont pas eu le succès escompté au départ. Le Plan d’épargne logement par exemple ne répond pas à un besoin du marché. C’est un produit qui est surtout destiné à la clientèle qui recherche un logement social ou la clientèle moyenne. Or, nous n’avons pas de problème d’accès au crédit pour cette catégorie de clients. Surtout que les crédits pour le logement social sont solvabilisés par les fonds de garantie. En dehors du PEA, les autres produits d’épargne sont quelque peu redondant par rapport à ce qui existe déjà. Il faudrait aménager quelques paramètres pour les rendre plus attractifs».

Mohammed Benchaâboun, PDG du groupe Banque Populaire, sur les 800 millions de DH affectés aux provisions pour risques généraux:
«C’est notre assurance pour le futur. Les 800 millions de DH proviennent du matelas de sécurité de 1 milliard de DH qui a été constitué en 2009 et 2010. La décision de constituer ce matelas a été prise depuis 2008. Elle est concrétisée aujourd’hui par cette action. L’enveloppe sera affectée à la couverture de risques qui ne sont pas avérés. Il s’agit de se couvrir contre des secteurs qui présentent des signes de ralentissement de croissance ou de fragilités des acteurs. C’est une action qui vise à préserver les résultats du groupe même si la conjoncture se dégrade».

F. Fa.

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