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    Politique

    Enquête au cœur du PJD
    Les défis de la normalisation

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    Relations envenimées avec le gouvernement
    Mouvement du 20 février, l’occasion ratée

    C’EST devenu presque une coutume! Les périodes électorales sont l’occasion pour des altercations récurrentes entre le PJD et le ministère de l’Intérieur. Les législatives de 2011 n’ont pas dérogé à cette règle. Les déclarations des responsables du parti islamiste concernant la gestion du ministère de l’Intérieur du prochain scrutin ont envenimé les relations entre les deux parties. Ce qui remet à la surface la question de la nature des relations du parti avec les différents acteurs de la scène politique. Surtout que les critiques visant le PJD ne se limitent pas aux partis de la majorité, mais s’étendent également à des formations de l’opposition.
    Le parti se retrouve ainsi face à un réel problème de normalisation de ses relations avec les autres acteurs politiques. D’ailleurs, ceci «constitue le plus grand défi pour le PJD», selon le politologue Mohamed Darif. Depuis sa création, «il a toujours essayé de refléter une image d’un parti qui ne constitue aucun danger particulier», explique-t-il. Mais c’est loin d’être gagné d’avance. D’autant plus que «le discours véhiculé par ses dirigeants n’a pas accompagné cette démarche», note le politologue. En effet, la majorité des partis n’a pas apprécié les dernières déclarations des responsables islamistes qui ont laissé entendre que si le parti ne réussissait pas lors des prochaines élections, leur transparence sera remise en doute. Ce qui a été considéré comme un manque d’estime envers les autres partis, et ne fait qu’accentuer l’isolement du PJD. Mais pour ses dirigeants, «l’essentiel est de ne pas être isolé des citoyens», selon Lahcen Daoudi, secrétaire général adjoint. Ces attaques seraient même «bénéfiques», puisqu’ils estiment que cela leur permet d’attirer des électeurs déçus par l’actuel gouvernement. Un constat à relativiser vu le nombre de sympathisants perdus à cause de la position hostile au mouvement du 20 février. Le parti «n’a pas su profiter de l’occasion que présentait ce mouvement, qui lui permettait de se libérer de la pression du PAM, qu’il a criblé de critiques», selon Darif. En lui tournant le dos, «le PJD a aussi dû faire face à des divergences internes à cause de cette position», ajoute-t-il. En effet, les structures de jeunesses qui soutenaient ce mouvement, n’avaient pas apprécié les déclarations du SG, de même que des membres du Bureau politique sont allés jusqu’à présenter leur démission pour marquer leur désaccord avec la position officielle du parti. La situation s’est encore compliquée à l’occasion de la réforme constitutionnelle. L’attitude rigide du parti concernant la question de l’identité a suscité l’ire de plusieurs associations de la société civile. Celles-ci n’avaient pas apprécié la position du parti qui a lutté contre l’intégration de certaines valeurs qu’ils défendaient comme la liberté de culte.

    Le PJD fera-t-il mieux qu’en 2007?

    DE scrutin en scrutin, les résultats du PJD sont en progression. Sa première participation aux législatives remonte à 1997 suite à l’intégration au Mouvement populaire démocratique et social de Abdelkrim El Khatib. Lors de ces échéances, les candidats du parti avaient couvert 40% des circonscriptions et ont pu décrocher 4 sièges. En 2002, avec une couverture de 60% des circonscriptions, le parti a récolté 42 sièges parlementaires, avant de passer à 46 en 2007. En 2011, le PJD compte couvrir la totalité des circonscriptions, mais pourra-t-il faire mieux qu’en 2007?

     

    Mohamed Ali MRABI

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