×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Fès: La lutte contre la corruption renforcée

Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
Un nouveau centre d’assistance juridique lancé
Initiative de Transparency Maroc et des Pays-Bas

LES victimes de la corruption à Fès ont un nouveau moyen de se défendre. Le nouveau centre d’assistance juridique anti-corruption aux témoins et victimes d’actes de corruption (CAJAC) est opérationnel depuis jeudi 15 septembre. Soutenu financièrement par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et le centre Initiative de «Transparency Maroc» (TM), cet établissement est le deuxième du genre au Maroc après celui de Rabat, créé en 2009. «Le prochain sera édifié dans la région de l’Oriental», confie, à L’Economiste, Jos Van Aggelen, ambassadeur des Pays-Bas au Maroc. Pour lui, «la politique étrangère de son pays vise, à travers le financement de ces centres, la promotion de l’Etat de droit et de la liberté d’expression». Le diplomate n’a pas manqué au passage d’apprécier «la transition démocratique accélérée que vit le Maroc depuis quelques mois». Plusieurs personnalités étaient au rendez-vous. En effet, l’inauguration du Cajac de Fès s’est déroulée en présence de Mohamed Rharrabi, wali de la région de Fès-Boulemane, Abdelaziz Bouziane, procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès, Rachid Meknassi Filali et Kamal El Mesbahi, respectivement secrétaire général de Transparency Maroc et président du Cajac Fès. Tous se disent prêts à épauler cette initiative. Au cours de la conférence, le président du centre s’est attardé sur les détails du fonctionnement et la méthode d’intervention du centre qui sera ouvert à la fois aux citoyens victimes et aux témoins d’actes de corruption. «Les déclarations pourront se faire de manière directe au sein du centre, par téléphone, par fax, ou par e-mail», explique-t-il. Pour ce qui est du traitement des doléances, une équipe de juristes est mise à la disposition du centre. Elle statuera sur les dossiers pour pouvoir vérifier la véracité des déclarations et la compatibilité des plaintes avec ce que le code pénal appelle corruption. Ensuite, le centre rédigera une synthèse pour orienter les citoyens dans leurs démarches. Toutefois, l’établissement ne prendra pas en charge les doléances individuelles. «Il se limitera à l’orientation, la facilitation et le conseil juridique bénévole». Travaillant dans le cadre du respect des dispositions légales générales individuelles, Transparency Maroc veillera sur le secret et la confidentialité des plaignants. Ceci étant, «des fois, il nous arrive d’écrire à des administrations publiques pour leur poser des questions relatives à des dossiers précis. Ce qui permet parfois de résoudre bon nombre d’affaires qui ne demandent qu’un facilitateur. Et c’est le sens premier que nous donnons au terme de confidentialité», renchérit El Mesbahi. Enfin, le Cajac envisage de communiquer par étape. Déjà, le bilan de son antenne de Rabat, qui a traité en 2 années d’existence près de 1.000 dossiers, est synthétisé sur son site Web. La même opération est prévue pour le centre de Fès qu’on peut joindre au numéro économique 0801002323, par fax au n° 0535944594 et par courrier électronique à l’adresse cajacfesatransparencymaroc.ma.

Pas d’anonymat ni de verbes au conditionnel

AUCUNE déclaration ne se fera sous le sceau de l’anonymat ou sur la base de la conjugaison des verbes au conditionnel. Ceci pour lutter contre les dénonciations calomnieuses. Et afin d’élucider les affaires, la commission juridique du Cajac exige un certain nombre de faits recoupés, crédibles et vérifiables. A condition aussi que la déclaration ne concerne pas un cas qui est déjà devant la justice. «Car, personne n’a autorité de discuter d’un dossier qui est en cours de traitement au sein du parquet», précise El Mesbahi.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc