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    Régions

    Marrakech/Conseil de la ville
    Bataille rangée entre les membres

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    Des élus accusés de mauvaise gestion
    Grand déballage par médias interposés

    DÉCIDEMENT, le conseil communal de Marrakech, dirigé par le PAM, ne cesse de provoquer des remous. Le flagrant manque d’harmonie entre ses membres est étalé sur la place publique. Après le feuilleton de la démission de sa présidente l’été dernier, une autre problématique tient en haleine les élus et prouve à nouveau le maque de cohésion au sein de l’équipe communale.
    Il s’agit du règlement des décomptes de Segedema, filiale marocaine de Pizzorno Environnement chargée de la gestion des ordures dans la médina, ainsi que le déblocage des relevés de quelques prestataires du conseil communal. Ces règlements ont été effectués au cours de Ramadan, alors que la mairesse, Fatim Zahra Mansouri, était en congé. Et c’est le troisième vice-président du conseil de la ville, Mohamed El Hor, qui a pris la responsabilité de les autoriser. Techniquement et légalement, il n’y a rien à reprocher à ce payement.

     


    Coup de gueule


    El Hor, qui assurait l’intérim de la mairesse, avait une délégation de signature et le conseil de la ville était en effet redevable de trois mois d’arriérés à Segedema. Seul hic, ces décomptes ont été présentés avec une révision des prix unitaires des prestations alors que le budget de la commune au titre de l’année 2011 ne le prévoyait pas. De fait, ces règlements des décomptes engagent désormais la commune urbaine pour des montants à régler de 5 à 8 millions de DH non budgétisés à ce jour, indique Adnane Benabdella, conseiller communal et chargé de la division des grands services locaux. Benabdella considère d’ailleurs cette augmentation comme une ingérence dans la division qu’il préside et a demandé officiellement à en être déchargé .
    En effet, depuis le début de l’année, la division mène une bataille avec les deux sociétés chargées de la gestion des ordures pour améliorer les rendements et augmenter les investissements sans pour autant procéder à une révision des prix. D’où ce coup de gueule. Il n’est pas le seul élu à demander des explications. D’autres conseillers estiment également qu’il n’y avait aucune urgence pour régler ces arriérés. «Et dans le cas contraire, pourquoi la mairesse n’a-t-elle pas réglé ce problème avant de partir en vacances? Et sur quel critère des créanciers ont-ils été payés alors que d’autres ont tout simplement été ignorés?», s’interroge Younes Benslimane, lui aussi conseiller communal. Devant cette situation, Mohamed El Hor a préféré les médias pour s’expliquer. «Les déblocages de ces sommes, avoisinant les 50 millions de DH, ont été dictés par l’urgence et les préparatifs de la visite royale à Marrakech à la fin du Ramadan», explique-t-il à L’Economiste. «Ainsi, les factures en souffrance réglées émanent pour la plupart des prestataires d’aménagement d’espace vert et d’embellissement de la ville», ajoute-t-il. El Hor, issu de la formation FFD, est persuadé que la mairesse et lui-même sont victimes d’une machination et d’une cabale médiatique à la veille des élections orchestrées par le PAM (Hamid Narjiss et Adnane Benabdella). En attendant, la prochaine session du conseil, prévue en octobre, s’annonce véritablement houleuse.

    B. B.

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