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    ONDA: Grève des électroniciens de la sécurité aérienne

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    Elle devrait se terminer le lundi 19 septembre
    A l’origine du conflit, le nouvel organigramme

    En grève du mercredi 14 au lundi 19 septembre, les électroniciens de la sécurité aérienne de l’Office national des aéroports (ONDA) ont observé un sit-in à l’aéroport Mohammed V dans la matinée du jeudi 17 septembre

    LA sécurité aérienne serait-elle prise en otage? Depuis mercredi 14 septembre, les 270 électroniciens de la sécurité aérienne (ESA) de l’Office national des aéroports (ONDA) sont en grève. Le débrayage devrait se poursuivre jusqu’au lundi 19 septembre. Affiliés au syndicat des techniciens de la sécurité de la navigation aérienne/UMT, les grévistes menacent de le proroger d’une dizaine de jours s’ils n’obtiennent pas satisfaction. A l’origine du conflit social, «un cahier revendicatif qui remonte à 2007 et qui, au fil des années, s’est enrichi de nouvelles revendications», explique Salim Ennaji, directeur du pôle capital humain à l’ONDA. Mais, visiblement, c’est le nouvel organigramme qui a fait déborder le vase. Les électroniciens de la sécurité aérienne, qui ont déjà observé des sit-in et porté le brassard au cours de juillet dernier, lui reprochent «d’avoir marginalisé leur fonction alors que c’est un poste extrasensible». En clair, il ne prévoit pas de structures à l’image des autres corps de métiers comme celui des responsables de la maintenance des équipements aéroportuaires ou encore des contrôleurs aériens. Une fonction à laquelle ils s’identifient en s’appuyant sur «la note ministérielle 2/2108 qui prévoit justement l’unicité des statuts de contrôleur aérien et d’électronicien de la sécurité aérienne». Par conséquent, les grévistes réclament la mise en place d’entités (sections, services et divisions) dédiées à leur fonction. Ce à quoi s’oppose la direction générale, qui veut éviter l’éclatement des structures car cela a un coût en termes de postes budgétaires. «Nous avons fait plusieurs types de propositions avec des décisions pratiques tant sur le plan salarial que sur le plan organisationnel, mais les grévistes restent fermes sur leurs positions», indique Ennaji. Ainsi, par exemple, «le nouvel organigramme de l’ONDA a prévu la création de 27 nouveaux postes à responsabilités pour la partie électroniciens contre seulement 13 dans l’organisation précédente», poursuit Ennaji.
    Outre l’organigramme, les électroniciens de la sécurité aérienne (ESA) réclament également le soutien du management pour débloquer le dossier de la réglementation de ce métier. L’arrêté relatif à la licence d’accès et d’exercice de la profession est bloqué chez le Secrétariat général du gouvernement depuis 2007. Autre doléance, la généralisation des stages usine. «Nous travaillons sur des équipements importés. Les réglementations de l’Organisation de l’aviation civile internationale prévoient une formation sur l’équipement en environnement simulé et non sur l’équipement une fois opérationnel», signale Mohamed Hicham Tahri, SG adjoint du syndicat (UMT).
    Pour l’heure, la direction générale joue l’apaisement. Elle propose la constitution d’une commission composée de représentants de l’Office et du syndicat pour envisager les différentes options d’ouverture. L’objectif est de ménager également les autres salariés de l’ONDA qui pourraient être tentés de velléités de fronde. Campant sur leurs positions, les grévistes conditionnent leur retour au travail par «un réajustement de l’organigramme de l’Office». La direction se dit favorable à une telle révision, mais à condition que cela soit techniquement justifié.

    Attributions

    LES électroniciens de la sécurité aérienne ont pour rôle d’assurer la maintenance de l’ensemble des équipements de navigation tels que la radiocommunication qui assure la continuité des contacts entre la tour de contrôle et les pilotes. Autre équipement, l’ILS, instrument d’aide à l’atterrissage, qui aide les avions à atterrir avec un angle correct et dans l’axe de la piste. Ces techniciens s’occupent également de la maintenance du système VOR qui permet aux avions de suivre les routes aériennes une fois dans le ciel.

    Hassan EL ARIF

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