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    Pour la première fois, l’OCP ouvre ses comptes!

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    Un préalable à l’émission obligataire
    Investissement de près de 98 milliards de DH sur les 10 prochaines années
    Les souscriptions du 22 au 26 septembre

    La mise en place de la nouvelle stratégie industrielle de l’OCP induira pour le groupe une enveloppe d’investissement globale de l’ordre de 98 milliards de DH

    C’EST une première dans l’histoire de l’OCP. L’Office va entrer dans le cercle de plus en plus ouvert des entreprises qui font appel au marché de la dette privée pour financer leur développement. L’industriel va ainsi tester sa cote de confiance auprès des institutionnels marocains qui, selon plusieurs sources du marché, sont friands de papier frais. Et pour une première sortie, le groupe minier n’y va pas par le dos de la cuillère puis qu’il sollicite les «zinzins» pour pas moins de 2 milliards de DH. Une manne qui servira à financer une petite partie de ses investissements à l’horizon 2020. A cette échéance, l’OCP aura investi près de 98 milliards de DH. Exclusivement réservée aux institutionnels marocains, l’émission se fera en deux tranches, l’une cotée en Bourse et l’autre non cotée. Les souscriptions, elles, sont prévues du 22 au 26 septembre. Des levées ultérieures sur le compartiment obligataire ne sont pas à exclure. En attendant, le management de l’OCP entend, via cet emprunt, diversifier ses sources de financement, même si le groupe demeure très peu endetté. L’autre nouveauté, et c’est là aussi la conséquence de l’émission obligataire, le groupe phosphatier livre les détails de ses états financiers.
    Au terme de 2010, l’endettement de l’Office s’est élevé à 1,88 milliard de DH pour des capitaux propres de l’ordre de 24 milliards de DH. De son côté, l’excédent brut d’exploitation est passé de 33 milliards de DH en 2008 à 2,1 milliards de DH en 2009. Il est ressorti à 15 milliards de DH à fin 2010. Sur les trois derniers exercices bouclés, le groupe minier a alterné le pire et le meilleur. Le meilleur en 2008 avec un chiffre d’affaires de plus de 60 milliards de DH. L’année suivante, les revenus du groupe se sont limités à 25 milliards de DH, soit un peu plus que les bénéfices de 2008.
    Aujourd’hui, l’OCP envisage «la réorientation de son portefeuille commercial afin de sécuriser ses débouchés et redéfinir sa politique de prix». La mise en place d’un programme à grande échelle pour les engrais sur le territoire national est également dans le pipe. Cela se traduira par l’augmentation des capacités de production. L’Office veut atteindre une capacité de production totale en phosphate brut de 50 millions de tonnes à horizon 2020 contre 26,4 millions à fin 2010. En parallèle, le groupe a entamé une démarche d’amélioration de sa flexibilité industrielle et de réduction de coûts. A ce titre, l’industriel veut baisser ses coûts de transport notamment via la construction de 2 slurry pipelines d’une longueur de 200 kilomètres chacun. Un investissement de 45 milliards de DH sera consenti pour l’activité chimie. Sur ce segment, le groupe prévoit l’adaptation de l’atelier phosphorique au phosphate pulpe. Une transformation qui est nécessaire pour permettre le transit du minerai dans les futurs slurry pipelines. L’OCP devrait réaliser d’importantes économies après la finalisation des pipelines. La variation de coût entre le transport par pipeline et par train est de l’ordre de 6 à 7 dollars par tonne. L’industriel devrait par ailleurs améliorer son capital image grâce à la réduction d’émission de gaz à effet de serre liée à ce mode de transport. Le transport par pipeline permettra une réduction de 900.000 tonnes de CO2 par an, soit 20% de l’empreinte carbone de l’activité phosphatière. Toujours dans la branche chimie, d’autres investissements seront consentis pour la création de deux unités de granulation et le développement de quatre usines d’acide phosphorique et d’engrais DAP. Les investissements dans l’outil de production et le développement de capacités supplémentaires seront de l’ordre de 29,5 milliards de DH. Il s’agit d’atteindre à l’échéance du plan d’investissement une production de 50 millions de tonnes de roche. La capacité de production de la zone de Khouribga devrait doubler pour atteindre 38 millions de tonnes à l’horizon 2020.
    Sur le plan commercial, la finalisation de ces projets est censée conforter le groupe minier dans sa position de leader sur le marché international.

    F.Fa

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