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OCP: «L’objectif est de changer de dimension»
Entretien avec Mohamed El Hajjouji, directeur exécutif en charge du pôle finances

Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
Une ambition qui sera concrétisée grâce à l’important programme d’investissement
L’objectif est de répondre à la cyclicité du marché

«Notre situation actuelle fait que nous pouvons réaliser une année exceptionnelle comme 2008 et subir de plein fouet l’effet de la conjoncture l’année suivante», relève Mohamed El Hajjouji, directeur exécutif en charge du pôle finances et supports de gestion

L’OCP amorce un nouveau virage dans son développement, et surtout se démarque du passé en matière de communication. En sollicitant un emprunt obligataire de 2 milliards de DH, l’industriel accepte également de passer ses comptes au révélateur du marché. Derrière cette première sortie sur le marché obligataire, le groupe prévoit un investissement de près de 98 milliards de DH. Un investissement qui doit lui permettre de changer de dimension et par ricochet se préserver contre les effets pervers de la cyclicité de son marché. En l’état actuel, le groupe minier est capable d’alterner le très bon et le pire comme l’illustrent ses réalisations en 2008 et 2009. Mohamed El Hajjouji, directeur exécutif en charge du pôle finances et supports de gestion à l’OCP, revient dans cet entretien sur les enjeux de la montée en puissance de l’industriel.

- L’Economiste: C’est votre première sortie sur le marché obligataire. Pourquoi seulement maintenant?
- Mohamed El Hajjouji: Faire une opération de ce type nécessite un travail de préparation, de normalisation. Le visa du CDVM est en quelque sorte le résultat, mais également le point de départ d’un travail qui a duré près de deux ans. Honnêtement, il y a quelques années, nous ne remplissions pas les conditions nécessaires pour faire une opération de ce genre en toute sécurité. C’est-à-dire d’informer, de publier et d’avoir une relation permanente avec le marché. C’est un travail aussi bien organisationnel que financier. En plus, il fallait assainir les comptes de l’OCP, chose qui a été faite.


- Pourquoi avoir limité la souscription à l’opération aux institutionnels marocains?

- Nous pensons qu’il y a une forte demande de cette catégorie d’investisseurs. Ils ont aujourd’hui un appétit pour la signature de l’OCP. Nous avons jugé important de les servir d’abord.

- Globalement, comment se fera le montage financier de votre programme d’investissement?

- Nous n’aurons aucun problème à financer nos investissements. Nous finançons d’abord avec notre première source qui est le cash flow (ndlr: le cash flow du groupe ressort à près de 9 milliards de DH en 2010). L’autofinancement constituera une part importante dans notre schéma de financement. Bien entendu, nous l’adapterons en fonction de l’évolution d’un certain nombre d’indicateurs et de paramètres. Nous avons ensuite les banques marocaines et internationales. Nous ferons également appel au marché financier non bancaire dans un souci d’optimisation de nos sources. Nos indicateurs et nos ratios d’équilibre financier nous permettent aujourd’hui d’être bien apprécié par nos contreparties.

- Contrairement aux autres émetteurs, vous ne mentionnez pas votre business plan dans votre communication. Pourquoi?
- Nous avons des exigences de confidentialité, ne serait-ce que par rapport à la concurrence. Mais nous pouvons assurer que nos réalisations futures n’impacteront d’aucune manière notre capacité à rembourser nos dettes. Sans aller dans le détail, l’année 2011 sera meilleure que 2010 qui était déjà un bon cru. L’on s’attend à des progressions de l’ordre de deux chiffres. En tout cas, nous aurons une année meilleure que la précédente en termes de chiffre d’affaires, d’Ebitda ou encore de résultats.

- Quelles sont vos anticipations sur l’évolution de votre activité?

- La demande de produits agricoles sera importante dans les prochaines années. Mais ceci dit, nous avons des éléments, notamment le contexte financier international, qui impactent le niveau de cette demande.
Pour nous aujourd’hui, le programme d’investissement permettra de passer un nouveau cap, de changer de dimension. C’est notre principal objectif. Cela nous permettra de neutraliser en quelque sorte l’effet de la cyclicité de notre marché sur nos réalisations. Notre situation actuelle fait que nous pouvons réaliser une année exceptionnelle comme 2008 (ndlr: l’OCP a réalisé un chiffres d’affaires de plus de 60 milliards de DH et des bénéfices supérieurs à 23 milliards de DH) et subir de plein fouet l’effet de la conjoncture l’année suivante (25 milliards de DH de revenus et un effondrement des bénéfices à 1,2 milliard de DH).

Propos recueillis par Franck Fagnon

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