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Economie

Tourisme: Moins de vols sur Marrakech?

Par L'Economiste | Edition N°:3610 Le 07/09/2011 | Partager
La RAM supprimerait des dessertes directes cet hiver
Londres, Madrid, Barcelone, Munich et Milan... seraient concernées
Les opérateurs craignent le pire

Le volet aérien constitue la préoccupation majeure des professionnels cette année et aussi pour les 10 prochaines années. L’objectif à l’horizon 2020 est d’arriver à 160 rotations additionnelles/semaine

Nul besoin de le rappeler, le tourisme, principale activité de Marrakech, affiche une bien grise mine, à laquelle se greffent de nouveaux problèmes pour la rentrée 2011-2012. Pour les professionnels, le défi à relever cette année est une desserte aérienne suffisante en quantité et en qualité et en parfaite adéquation avec la nouvelle capacité hôtelière et ce, pour tous les modes de transport: régulier, charter et low-cost. «Il n’y a pas de recette miracle. Là ou l’on a injecté une offre aérienne, le marché a performé», explique Hamid Bentahar, président du CRT. Le volet aérien constitue donc la préoccupation majeure des professionnels cette année et aussi pour les 10 prochaines années. D’ailleurs, deux compagnies britanniques ont repris leurs vols directs cette année, d’où une reprise du marché anglais. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: ce sont 14% de touristes britanniques de plus qui ont visité Marrakech, ainsi que l’attestent les dernières statistiques à fin juillet 2011. Une progression qui correspond parfaitement aux besoins de la ville ocre dont l’objectif à l’horizon 2020 est d’arriver à 160 rotations additionnelles/semaine.
Mais RAM ne l’entend pas de cette oreille. Il semble que la compagnie nationale se dirige vers une politique de suppression de vols directs notamment à partir de Marrakech. Il s’agirait éventuellement de 30% de réduction de vols durant l’hiver et une suppression de 14 dessertes directes qui concernent, entre autres, Londres, Madrid, Barcelone, Munich et Milan… A l’heure où nous mettions sous presse, les responsables du transporteur national contactés par L’Economiste n’ont pas confirmé l’information. Et ce qui inquiète fortement les professionnels, c’est le manque de transparence concernant cette réduction de voilure. «Nous sommes toujours dans le flou. Sans réunion au sommet entre le transporteur national, l’ONDA et les professionnels, nous continuerons à nager en eaux troubles», estime ce professionnel de Marrakech. Une décision qui pèse de tout son poids sur la destination phare du Maroc, qui doit d’être accompagnée de promotions plus agressives sur les marchés traditionnels ainsi que d’une intensification des dessertes aériennes point à point au départ des plateformes aéroportuaires sur lesquelles des potentiels de développement importants ont été inventoriés. «Les pouvoirs publics et RAM doivent consentir à un véritable traitement de faveur pour Marrakech», insiste Bentahar.
Et pourtant, le bilan de juillet n’est pas si catastrophique que celui auquel s’attendaient les opérateurs. Si certains marchés ont connu des baisses significatives, d’autres ont pu se distinguer. En effet, la France, premier marché émetteur (60% des arrivées), a enregistré un recul de 14%. Le marché ibérique a chuté, quant à lui, de presque de moitié par rapport à l’année précédente. En revanche, les marchés britannique et allemand, qui ont amorti le choc, ont mis du baume au cœur. Autre source d’inquiétude pour les professionnels, c’est le taux d’occupation qui a reculé de trois points par rapport à l’année dernière et ce, en dépit des efforts consentis par les hôteliers au niveau des prix. Le taux d’occupation demeure le paramètre le plus décisif pour mesurer l’efficacité de toute destination et qui se répercute directement sur le chiffre d’affaires. «Cette contre-performance pour une industrie capitalistique, dont les charges fixes accaparent 75% du CA, est plutôt alarmante», indique effectivement un hôtelier de la place. La cité ocre est un cas à part dans l’industrie touristique nationale. La destination connaît une augmentation de 5.000 nouveaux lits classés par an créant autant d’opportunités d’emploi pour des milliers de jeunes. Car, même en ces temps de crise, les projets continuent de sortir de terre. Rien que pour 2011, 8 nouveaux hôtels ont déjà ouvert leurs portes. Cinq autres ouvertures sont prévues avant la fin de l’année. Ces projets ont été lancés durant les périodes fastes de Marrakech, lorsque la destination était hyper demandée, au grand bonheur des acteurs touristiques de la ville.

Optimiser tous les segments

En ce début de saison touristique, les professionnels du tourisme de Marrakech se mobilisent en dépit de la conjoncture. Ainsi, le Conseil régional du tourisme va poursuivre sa stratégie de diversification du produit. Un accent particulier sera mis sur les produits familles où l’offre s’enrichit grâce à des investissements entrepris dans le secteur des loisirs. Une attention particulière également pour le produit golf. Marrakech compte aujourd’hui six 18 trous portant des signatures prestigieuses. Enfin, le CRT va multiplier pour la saison prochaine ses workshops dans les marchés traditionnels et renforcer sa présence aux 13 salons professionnels à l’étranger. Une soixantaine de professionnels seront présents au Top Résa à Paris qui ouvre le bal de la saison.

Badra Berrissoule

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