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    Economie

    Tourisme/Incentive
    Une niche encore sous-exploitée

    Par L'Economiste | Edition N°:3606 Le 30/08/2011 | Partager
    A peine une cinquantaine d’entreprises nationales recourent à ce segment
    La demande se concentre sur l’axe Casablanca-Rabat
    Marrakech absorbe l’essentiel de l’offre

    De plus en plus de chefs d’entreprises nationaux recourent à l’incentive pour améliorer leur qualité de service, les chiffres de leur vente ou encore le climat social interne

    LE MICE (meetings, incentives, congrès, expositions) commence à faire son entrée dans la culture d’entreprise. «Nous estimons à une cinquantaine les grandes entreprises marocaines qui optent régulièrement pour le corporate MICE», estime Ahmed Soukkani, SG du Moroccan Travel Management Club (MTM Club), une association regroupant une quinzaine d’agences de voyages dont la plupart sont orientées vers le MICE. Outre les nationaux, il y a également les multinationales et autres filiales de sociétés étrangères, qui peuvent jouer un rôle de prescripteurs pour leur maison mère. Elles sont souvent à l’origine de l’organisation de congrès, séminaires et autres conseils d’administration au Maroc.
    «Le potentiel de l’incentive marocain est bien là, mais il n’est malheureusement pas exploité faute d’agences spécialisées dans l’organisation de challenges», signale Az Eddine Skalli, président du MTM Club et patron de S’Tours. L’organisation de challenges est un nouveau métier dans le secteur du tourisme. Cette activité consiste en l’élaboration de programme d’objectifs au sein d’entreprises. Le principe est d’organiser une opération de stimulation (incentive) en fixant aux collaborateurs d’une entreprise des objectifs chiffrés. Ceux-ci peuvent porter, par exemple, sur l’amélioration des performances d’une force de vente ou la qualité de service. Sur le terrain, les entreprises qui participent à un incentive sont accompagnées par des agences de full services. Or, pour l’heure, ce type d’opérateurs n’existe pas encore au Maroc. Les agences réceptives nationales (DMC) compensent cette carence par l’expertise acquise auprès des entreprises internationales.
    Les opérateurs du MICE se plaignent de la concurrence déloyale causée par les agences spécialisées dans l’événementiel. «Certaines agences événementielles organisent des voyages alors qu’elles ne disposent pas de licence appropriée», déplore Soukkani.
    Une réunion a d’ailleurs déjà eu lieu entre l’association des opérateurs du MICE et l’Association marocaine des agences événementielles (AMAE) pour régler ce différend et impliquer les agences de voyages pour ce qui concerne leurs attributions. Mais, n’étant pas membres de l’ANAE, certains spécialistes de l’événementiel continuent toujours d’empiéter sur les prérogatives des agences de voyages.
    En quoi se distingue l’incentive marocain par rapport à l’international ? «La demande marocaine est tardive. Contrairement à la clientèle internationale, les chefs d’entreprises marocains s’y prennent souvent deux à trois mois avant l’événement», explique Skalli. Ce qui peut représenter parfois un délai trop serré pour concevoir un programme original.
    Autre particularité de l’incentive marocain, le fait que la relation est souvent de type B2C. L’opérateur traite avec une personne alors que dans le cas de la clientèle étrangère, il s’agit de relation B2B: l’opérateur du MICE négocie avec une agence de voyages étrangère. Quand il s’agit d’un responsable, l’aboutissement d’un programme d’incentive peut parfois être laborieux.
    De plus, le développement de l’activité bute sur le problème de la multicotation. Le responsable d’une entreprise, intéressé par un programme d’incentive, consulte parfois plusieurs intervenants tels que les hôtels, les agences événementielles, les DMC (Destination Management Company)... Et pour réaliser des économies, il passe finalement commande à une connaissance personnelle.
    A l’image de beaucoup d’autres domaines, la demande nationale pour l’incentive se concentre essentiellement sur l’axe Casablanca-Rabat. Quant à l’offre, elle est principale sur Marrakech. D’où le nombre réduit d’entreprises potentiellement intéressées. De plus, les opérations d’incentive marocain touchent des groupes de taille relativement réduite par rapport à l’international. Elles touchent souvent des groupes de 10 à 200 personnes au maximum. Outre la taille, le secteur se caractérise également par les niveaux de budget, qui, évidemment, n’égalent pas ceux de la clientèle internationale.

    Pistes

    EN organisant les premières journées professionnelles du tourisme, du 9 au 11 septembre à Marrakech, l’Office national marocain du tourisme et la FNT veulent structurer l’offre d’incentive marocain. La corporation ne compte pas s’en tenir à cet événement. Elle recommande d’ores et déjà la mise en place d’une stratégie de promotion en faveur des villes de Tanger et de Fès pour les team buildings. Les opérateurs suggèrent de mener une stratégie de fidélisation pour Casablanca et Marrakech. Pour rappel, le segment de l’incentive représente 30 à 40% de la demande pour Marrakech. A l’ordre du jour également, la mise en place d’une approche spécifique pour les DMC en les sensibilisant sur le potentiel du MICE marocain ainsi que sur les opportunités de business qu’il peut générer.

    Hassan EL ARIF

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